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Lac-Simon et Val-d’Or manifestent en appui à la famille de Joyce Echaquan

Une marche Justice pour Joyce à Lac-Simon.

Les membres de la communauté de Lac-Simon ont marché pour Joyce Echaquan.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Alors que se terminait aujourd'hui à Trois-Rivières l’enquête publique du coroner sur le décès tragique de Joyce Echaquan, des manifestations d'appui à la famille se sont tenues à Val-d'Or et Lac-Simon.

La mort de la femme atikamekw de 27 ans dans un hôpital de Joliette, en septembre, a soulevé la consternation au Québec et ravivé le débat sur le racisme systémique.

Au moment même où la marche Justice for Joyce se tenait à Trois-Rivières, mercredi, la communauté de Lac-Simon est sortie en force pour exprimer sa tristesse, sa solidarité et son désir de voir les choses changer.

Y'a tellement de choses aujourd'hui qu'on vit, tellement de violence. À un moment donné, il faut que ça cesse. Je pense que c'est assez, souligne Freida-Lynn Papatie, l'une des organisatrices de la marche.

Des gens marchent dans les rues de Lac-Simon en mémoire de Joyce Echaquan.

En plus de dénoncer le racisme, les marcheurs ont voulu rendre hommage aux 215 enfants dont les ossements ont été retrouvés près d'un ancien pensionnat autochtone, à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

En plus de dénoncer le racisme, les marcheurs ont voulu rendre hommage aux 215 enfants dont les ossements ont été retrouvés près d'un ancien pensionnat autochtone, à Kamloops en Colombie-Britannique.

Jeff Papatie espère pour sa part que cette tragédie amènera un réveil collectif sur la réalité des Premières Nations.

Ça fait trop longtemps que ça dure, lance-t-il. Je pense que le gouvernement vient de commencer à comprendre. Ça fait des lunes que nos aînés qui sont allés au pensionnat en parlaient. Le gouvernement ne bougeait pas. Et c’est la même situation qu’avec l’affaire Echaquan.

Alex Cheezo espère que la marche servira à sensibiliser la population, mais il se dit plutôt pessimiste pour la suite des choses.

Il y a eu tellement d’enquêtes et pourtant il n’y a pas grand-chose qui a bougé, déplore-t-il. On réveille de vieilles choses et il y a des gens qui ne sont pas capables de gérer ça, ou tout simplement ils sont dans le déni, se désole-t-il.

Des mots d’appui sur une bannière

À Val-d'Or, le Centre d'amitié autochtone a invité la population à signer une bannière pour exprimer son soutien à la famille de Joyce Echaquan.

Des adolescent signent un long bout de papier.

La population de Val-d'Or étaient invitée à signer une murale.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

On a voulu envoyer comme message qu’à Val-d’Or, on est mobilisés contre le racisme et on est touchés par ce qui est arrivé à Joyce, souligne la directrice générale Édith Cloutier. On veut aussi dire que le racisme systémique est inacceptable et qu’on veut des changements collectivement, autant les Premières Nations que l’ensemble de la société.

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