•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Potrei amarti : je pourrais t’aimer, de Billie-Anne Leduc

Elle sourit à la caméra, dans une forêt.

Billie-Anne Leduc est en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2021.

Photo : Mélissa Bernard

Radio-Canada

Billie-Anne Leduc fait partie des 23 auteurs et autrices en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2021.

Qui suis-je?

J’ai grandi à Granby, à deux rues de la bibliothèque, mon endroit préféré. Enfant, je m’y sauvais pour lire des Tintin. Mon premier poème s’intitulait Le vent, écrit en 2006 sous l’abribus de mon école de filles. Depuis, j’écris presque tous les jours, un peu. Après avoir voyagé, étudié la littérature, déambulé et beaucoup vécu, je suis retournée à Granby en 2018 pour travailler à La Voix de l’Est, où je signe la chronique « Du doux dans le quotidien ».

Mon récit en quelques mots

Extraits de mes carnets 2018, écrits près de la mer et de l’amour à l’Île-du-Prince-Édouard, puis près de l’intensité, l’étonnement et la beauté, en Italie.

Ma source d’inspiration pour ce texte

Ce récit est la trace brute de ma vie passée tantôt à l’Île, tantôt chez les Elkann, une des familles les plus riches d’Italie, où j’ai été tutrice un bref instant, avant de me promener et de m’extasier devant les fontaines et les hauteurs, à Turin et à Milan. J’écris mes fragments, mes coups de tête, mes apories et ce que je vois dans mes carnets depuis 2013, surtout en voyage : les deux sont liés. Mais aussi lors de journées banales, chez moi. Ça me traverse, et je dois l’écrire. Lorsque j’en relis des passages, c’est comme retrouver devant moi, en direct, des éclats de ma vie.

Les premières lignes de mon récit

CHARLOTTETOWN, ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD

11-01-2018

Je regarde la peau de M. se soulever, puis redescendre – doucement. La tête dans son cou, j’observe les milliers de lignes à l’orée de ses cheveux.

Spectatrice de premier plan.

25-01

Un homme quitte le Café Timothy’s et il a une tresse française sur le côté de la tête. Comme si tout devant être là, est là. Rien ne manque. C’est complet.

Je pense que même si on vit dans un paradis, l’important est de pouvoir en sortir. Il faut pouvoir aller quelque part. J’habite dans un paradis. Il y a des champs tout autour, mais j’ai besoin de la forêt pour que personne ne me voie.

Une citation de :Extrait de Potrei amarti : je pourrais t'aimer, de Billie-Anne Leduc

Véritable tremplin pour les écrivaines et les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs poèmes, nouvelles et récits inédits soumis au concours.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture de deux semaines au Centre des arts de Banff, en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !