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La garderie Les Élymes aux prises avec des problèmes de main-d'œuvre

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

Des enfants jouent dans un service de garde (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Moins de quatre mois après son ouverture, la nouvelle garderie privée non subventionnée Les Élymes des Îles-de-la-Madeleine est confrontée à des problèmes de main-d’œuvre qui affectent ses activités.

Tous les postes de la garderie n’étaient pas pourvus lors de l’ouverture des lieux, le 10 mars dernier. Le départ de deux éducatrices depuis deux semaines a toutefois accentué le problème. La garderie de 26 places a dû mettre complètement ses activités sur pause la semaine dernière afin de donner du répit à son équipe.

Un bambin tient un camion et se tient à côté d'une chaise dans un centre d'éducation à l'enfance.

La garderie Les Élymes compte 26 places privées non subventionnées, dont 10 sont dédiées à des poupons de 18 mois et moins (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cette semaine, le personnel toujours en place n’accueille qu’un groupe sur deux dans l’ancien Colisée Albin-Aucoin de Fatima, où le projet a pris naissance. Dix poupons de 18 mois ou moins restent ainsi à la maison.

Le conseil d’administration s’active à trouver des solutions dans les meilleurs délais, mentionne sa présidente, Ariane Cummings. Les administrateurs souhaitent néanmoins éviter d’aller recruter dans les autres services de garde de l’archipel, ce qui ne ferait que déplacer le problème.

Depuis deux semaines, on travaille très fort pour tenter de recruter, tenter d’aller chercher plus de personnel. On a besoin, certainement, de deux éducatrices et d’une ou deux aides-éducatrices, indique la présidente.

Une pancarte  indiquant "Garderie les Élymes"

La garderie Les Élymes a ouvert ses portes en mars dernier. Les responsables espéraient démarrer les activités en février, mais des formalités ministérielles devaient être auparavant complétées (archives).

Photo : Alexandra Rioux

Ces postes sont affichés jusqu’au 7 juin. Aucune candidature n’avait encore été reçue mercredi matin. Des demandes d’information ont toutefois été acheminées aux responsables du service de garde. Mme Cummings garde donc espoir que des personnes intéressées se manifesteront, à l’heure où une importante pénurie d’éducatrices sévit dans la province.

Je n’accepte pas de lancer la serviette pour l’instant.

Une citation de :Ariane Cummings, présidente du conseil d’administration de la garderie Les Élymes

Des décisions devront être prises si le processus de recrutement ne porte pas ses fruits. À la fin des affichages, il va falloir prendre une décision pour le groupe des poupons, confirme Mme Cummings. Celui-ci requiert en effet un plus grand ratio d’éducatrices que le groupe des enfants.

L’annonce de ces 26 places a été faite en septembre 2019 par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. L'ouverture de la garderie a quant à elle été rendue possible grâce à l’alliance de cinq employeurs majeurs des Îles-de-la-Madeleine : le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), le Centre de services scolaires (CSS), la Caisse Desjardins des Ramées, la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) et la Communauté maritime. L’investissement conjoint des différents partenaires s’élève à 150 000 $.

Les places ont ainsi été octroyées via le guichet unique La Place 0-5, mais en priorité aux parents œuvrant pour l’une ou l’autre de ces organisations. Le tarif quotidien pour se prévaloir des services a été fixé à 55 $.

Il faut subventionner les places, dit le député Arseneau

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, était au fait de la situation lorsque Radio-Canada l’a contacté mercredi. Il compte d’ailleurs interpeller le ministre de la Famille à ce sujet. Le Madelinot martèle que subventionner les 26 places privées de la garderie Les Élymes dans les meilleurs délais pourrait, à moyen terme, faire une différence.

Le projet, rappelle-t-il, a d’ailleurs été mis en place en attendant que de nouvelles places en garderie se concrétisent dans l’archipel. Le passage du privé au public du service de garde pourrait notamment, selon lui, favoriser la synergie avec les différents centres de la petite enfance (CPE) de l’archipel, qui pourraient par exemple partager des ressources.

Un homme parle devant le fleurdelisé.

Le député des Îles-de-la-Madeleine pour le Parti québécois, Joël Arseneau.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Je pense que pour le bien de la collectivité et des parents, il faut travailler en mode collaboration. La collaboration serait beaucoup plus facilitée par un fonctionnement, un financement et des règles qui sont les mêmes d’un CPE à l’autre, ou d’une garderie à l’autre.

À l’instar de sa formation politique, le député péquiste estime que le gouvernement Legault doit donner un coup de barre afin d’améliorer l’attraction et la rétention d’éducatrices dans le domaine. Cela passe notamment, selon M. Arseneau, par une bonification des conditions de travail de ces travailleuses.

L’élu estime aussi que Québec doit trouver le moyen d’attirer les candidates sur les bancs d’école, notamment grâce à des bourses d’études.

Un texte de Roxanne Langlois

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