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Les Montréalais font grimper les coûts de l'immobilier en région

La pandémie a provoqué un exode qui a fait croître les ventes et les prix, constate la firme JLR.

Une pancarte sur laquelle on peut lire : « Vendu ».

Les Montréalais ont contribué au boom immobilier des régions du Québec dans la dernière année, affirme la firme JLR.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Un nouveau rapport confirme la validité de la perception selon laquelle les régions du Québec ont été prises d'assaut par les habitants du Grand Montréal dans la dernière année.

Une étude rendue publique mercredi par la firme JLR Solutions financières, une société d'Equifax, montre, chiffres à l'appui, que la pandémie de COVID-19 a provoqué un exode qui a fait grimper les ventes et les prix des résidences principales et secondaires à l'extérieur de la région métropolitaine.

Ainsi, la proportion d'acheteurs montréalais en région a crû de 5 points de pourcentage entre la première période étudiée (la période prépandémique allant d'août 2019 à avril 2020) et la seconde (la période pandémique allant d'août 2020 à avril 2021).

Aucune région n'a été épargnée, mais certaines d'entre elles ont connu une augmentation plus marquée. En Mauricie, par exemple, la proportion d'acheteurs ayant déclaré une adresse de résidence dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal a doublé, passant de 10 % à 20 %.

Cet exode s'explique entre autres par le télétravail et l'attrait des grands espaces, avance la firme JLR, qui évoque aussi les bas taux d'intérêt, la croissance du revenu moyen, le taux d'épargne élevé et l'importance accrue du logement en temps de confinement.

Les Montréalais paient plus cher

L'étude publiée mercredi révèle en outre que les acheteurs montréalais déboursent généralement plus que les acheteurs locaux pour acquérir une propriété en région.

En Estrie, par exemple, les Montréalais qui ont acheté une maison entre août 2020 et avril 2021 ont payé un prix médian plus élevé de 85 000 $ que celui payé par les autres acheteurs de cette région.

Ce phénomène est observable dans toutes les régions du Québec, écrivent les auteurs du rapport, à l'exception de la Côte-Nord et de l'Outaouais.

C'est que les Montréalais ont généralement des budgets plus élevés pour l’acquisition d’une maison en région, puisque le salaire moyen des télétravailleurs de la métropole dépasse habituellement celui de la population locale, analyse la firme JLR.

Bien souvent, ils optent aussi pour des propriétés de villégiature en bordure de l’eau ou près des montagnes, qui se vendent à des prix plus élevés que celles des secteurs avoisinants, observe-t-on.

La tendance se poursuivra-t-elle au-delà de la pandémie, alors que la vaccination des Québécois laisse entrevoir un certain retour à la normale dans les prochains mois?

Sans se commettre, les auteurs de l'étude pensent qu'à mesure que la pandémie se terminera, certains pourraient s’ennuyer de la vitalité des grands centres et que d'autres pourraient souhaiter se départir de leur chalet lorsqu'il deviendra plus sécuritaire de voyager.

Cela dit, le télétravail ou la combinaison télétravail et présence au bureau devraient rester plus populaires qu’avant la crise sanitaire, ce qui favorisera encore la demande en région, entrevoit la firme JLR.

Pendant ce temps, la valeur des propriétés dans la région de Montréal continue d'augmenter, à en croire les plus récentes statistiques fournies par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le prix médian des maisons unifamiliales a grimpé de 34 % en mai pour atteindre 496 000 $, par rapport à 370 000 $ un an plus tôt, tandis que celui des copropriétés a grimpé à 365 000 $, en hausse de 30 % par rapport au prix médian de 280 000 $ de mai 2020.

Avec les informations de La Presse canadienne

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