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François Asselin en psychose au moment des meurtres?

La Dre Marie-Frédérique Allard a témoigné à la demande de la défense

François Asselin dans une voiture de police.

François Asselin à son arrivée au palais de justice de Sherbrooke lors de sa première comparution.

Photo : Radio-Canada

François Asselin vit avec un trouble psychotique de base et possiblement même avec de la schizophrénie, des troubles entretenus avec une forte consommation de drogues tout au long de sa vie, selon le diagnostic de la psychiatre Marie-Frédérique Allard.

Selon l’experte, plusieurs membres de la famille de François Asselin vivent avec la schizophrénie, ce qui prédisposait l’accusé à la maladie. La consommation chronique de cannabis, qui peut déclencher une psychose toxique, peut également déclencher ou exacerber la maladie pour celui qui la porte.

Se basant sur le dossier médical de François Asselin et ses propres observations lors de l’évaluation de l’accusé, la Dre Allard estime qu’il a halluciné les menaces qu’il dit avoir reçues de François Lefebvre dans une chambre de motel de Sherbrooke.

Sa perception de la réalité était biaisée par ses symptômes psychotiques , a-t-elle relaté en cour. Pour appuyer son évaluation, elle a rappelé deux événements racontés par Asselin qui figurent à son dossier médical.

En 2016, après une forte consommation de drogue de synthèse, Asselin était convaincu que son fils, alors en très bas âge, souhaitait le tuer. Il avait appelé les policiers, puis avait été hospitalisé en psychiatrie.

En 2017, alors qu’il était emprisonné, Asselin a crié en pleine nuit que son coloc voulait le manger , ce qui avait nécessité l’intervention des gardiens.

Méfiant et paranoïaque

François Asselin a raconté avoir consommé des bières, du whisky, du cannabis, ainsi que des cachets de speed et d'ecstasy le matin du meurtre de son père.

Cette consommation a été un facteur précipitant de l’épisode psychotique aigu. Monsieur a une propension à être méfiant envers son entourage. La consommation d’ecstasy rend méfiant et déclenche des symptômes paranoïdes , a soutenu la Dre Allard.

Elle estime que ses symptômes ont perduré bien au-delà de l’état de consommation et qu’il était toujours en psychose lors de son interrogatoire-vidéo pour le meurtre de Gilles Giasson, dix jours après son arrestation. Je suis convaincu qu’il était en psychose également quand je l’ai rencontré un an et demi après les événements, en septembre 2019 , ajoute-t-elle.

Une évaluation juste?

C’est à la demande de l’avocate de la défense, Me Véronique Robert, que la Dre Allard a rencontré François Asselin pour faire son évaluation.

Questionnée au sujet de l’impartialité de son évaluation par le procureur de la Couronne, la spécialiste a dit être parfaitement à l’aise avec sa propre présence en cour et le compte rendu qu’elle a offert. Elle assure que son travail a été fait avec la même impartialité que lorsque la cour demande une évaluation d’expertise.

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