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Urgences : des hôpitaux du N.-B. proposent d'autres options aux cas non urgents

Un stéthoscope et médecin utilisant un ordinateur portable.

Les patients pourront obtenir un rendez-vous avec un médecin ou une infirmière praticienne dans les 48 heures suivant leur passage à l'urgence.

Photo : iStock / MIND_AND_I

Radio-Canada

Dès lundi, les patients qui se présentent dans certains services d'urgences du Nouveau-Brunswick avec un problème de santé non urgent se verront offrir un rendez-vous avec un médecin de famille, une infirmière praticienne ou seront invités à se rendre à une clinique médicale sans rendez-vous.

Ces mesures concernent certains hôpitaux gérés par le Réseau de santé Vitalité. Les salles d’urgence en question sont celles du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton, de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent à Sainte-Anne-de-Kent, de l’Hôpital régional Chaleur à Bathurst, de l’Hôpital de Tracadie et de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus à Caraquet.

Cette nouvelle façon de faire va aussi s'appliquer dans les urgences du Nord-Ouest et du Restigouche au cours des prochains mois.

L'urgence du Centre hospitalier universitaire Dr-George-L.-Dumont.

L'urgence du Centre hospitalier universitaire Dr-George-L.-Dumont.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Vitalité précise dans un communiqué de presse que les patients qui se présentent à l’urgence sans avoir un problème de santé urgent recevront une offre de soins dans un délai de 48 heures sans avoir à rester à l’urgence.

Les patients auront le choix d’accepter un rendez-vous dans une clinique, avec un médecin de famille ou une infirmière praticienne qui peut les accueillir, ou de rester à l’urgence et attendre.

Ceux qui acceptent l’offre de soins offerts dans un délai de 48 heures à l’extérieur de l’urgence peuvent quitter les lieux et se représenter à l’urgence s’ils en ont besoin.

S'il est impossible d’obtenir un rendez-vous dans un délai de 48 heures, les patients peuvent aussi choisir d’attendre à l’urgence.

Récemment, plusieurs urgences au Nouveau-Brunswick ont fait face à des débordements. C’est le cas entre autres du CHU Dumont et de l'hôpital Stella-Maris-de-Kent où des mesures ont été prises.

En avril, seuls les patients qui nécessitaient absolument une hospitalisation et ceux qui devaient subir des chirurgies urgentes étaient admis dans ces deux hôpitaux.

Plus récemment, lors de la fin de semaine dernière, le Réseau de santé Horizon a demandé aux résidents de ces régions d’éviter les salles d’urgence de l’Hôpital de Moncton et de l’Hôpital régional de Saint-Jean. Les personnes qui n’avaient de problème de santé urgent devaient plutôt se tourner vers les cliniques sans rendez-vous, une consultation en ligne, ou communiquer avec le 811.

Au cours des dernières années, lors de débordements dans ses urgences, le Réseau de santé Vitalité, a aussi demandé à ses patients de procéder ainsi.

La pénurie d’infirmières au Nouveau-Brunswick a par ailleurs récemment entraîné une réduction de services dans plusieurs hôpitaux de la province. Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick estime qu'il y a 700 postes vacants d'infirmières dans la province.

Réactions de la classe politique

La décision de Vitalité de recourir à des médecins de famille ou des cliniques médicales pour désengorger les urgences est plutôt bien accueillie à Fredericton.

C’est une bonne idée , déclare le premier ministre de la province, Blaine Higgs. Il souhaite d'ailleurs que le Réseau de santé Horizon fasse la même chose.

Le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau, souligne pour sa part que ces changements pourraient possiblement améliorer les relations entre les médecins et les patients.

Chez les libéraux, le député Jean-Claude D'Amours s'étonne de la disponibilité des professionnels de la santé, promis dans un délai de 48 heures, à l'extérieur des urgences.

Il souligne que le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick a mentionné à maintes reprises le défi dans certaines régions de pouvoir accéder à un professionnel de la santé dans un délai de cinq jours.

Il ajoute également que le recours aux cliniques devra se faire dans le respect des droits linguistiques, en étant servi dans leur langue.

Jean-Claude D'Amours presse le gouvernement de présenter sa réforme du système de santé, où il espère voir des solutions au problème d'accès aux soins primaires.

Avec des informations de Michel Corriveau

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