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Manifestation contre les hausses de loyer « excessives » à Québec

Deux manifestants se tiennent de part et d'autre d'une banderole sur laquelle il est écrit : «Pour un contrôle des loyers. Non aux hausses abusives.»

Les manifestants ont brandi une banderole appelant à un contrôle des loyers afin de prévenir les hausses jugées abusives.

Photo : Radio-Canada

Des organismes de défense des droits des locataires ont manifesté au centre-ville de Québec, mardi matin, afin de dénoncer les augmentations « salées » du coût des loyers et « l’incapacité » du gouvernement Legault à s’attaquer à la crise du logement.

L’événement était organisé par le Bureau d’animation et information logement (BAIL) et le Comité logement d’aide de Québec ouest (CLAQO).

Il a réuni une poignée de manifestants qui se sont rassemblés devant les bureaux du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation situés sur la rue Pierre-Olivier Chauveau.

Les participants ont réclamé un mécanisme de contrôle et de surveillance des hausses de loyer au Québec.

Une femme et deux enfants montent un escalier derrière une pancarte de logement à louer.

Les organisateurs de la manifestation sont insatisfaits de l'attitude du gouvernement Legault à l'égard de la crise du logement (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Augmentations faramineuses

S’appuyant sur des statistiques de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les organisateurs de la manifestation ont souligné que le coût des logements locatifs dans la région de Québec avait enregistré une hausse moyenne de 4,53 % en 2020, soit la plus forte progression depuis 2004.

Pour nous, ce sont des augmentations qui sont absolument excessives. Tant qu'on n'aura pas un contrôle des loyers, les locataires vont se retrouver avec des augmentations faramineuses. C’est tout l’accès au logement qui est brimé actuellement, déplore Nicole Dionne, coordonnatrice au BAIL.

Nicole Dionne accorde une entrevue à Radio-Canada lors d'une manifestation au centre-ville de Québec.

Nicole Dionne, coordonnatrice au BAIL, reproche au gouvernement Legault d'être « dans le déni » par rapport à la crise du logement.

Photo : Radio-Canada

Les organismes disent également avoir constaté une hausse importante du nombre de demandes des locataires concernant les hausses de loyers.

Après avoir recensé respectivement 212 et 279 plaintes en 2019 et 2020, les groupes de défense des locataires en ont compilé 332 depuis le début de l’année.

Ils condamnent également une apparente hausse marquée des stratagèmes malveillants des propriétaires immobiliers pour inciter leurs locataires à abandonner leur logement afin de pouvoir en augmenter substantiellement le loyer.

Avec les informations de Nicole Germain

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