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Épisode de gel record, chaleur et temps très sec en mai à Québec

Des tulipes qui ont poussé en mai à Québec.

La région de la Capitale-Nationale connaît un manque important de précipitations en mai.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

Après un hiver peu neigeux et un mois d'avril très sec, mai 2021 s'inscrit dans la même lignée dans la région de la Capitale-Nationale avec un manque important de précipitations sans oublier la chaleur et du gel au sol qui ont aussi marqué l'actualité météorologique des derniers jours.

Québec n'a reçu que 57,5 mm de pluie, soit la moitié des précipitations normalement reçues. À la fin mai, la région aurait dû recevoir 115,9 mm. C'est définitivement un mois très sec, indique André Cantin, météorologue chez Environnement et changement climatique Canada.

L'an dernier aussi mai avait été particulièrement sec avec 47,8 mm de pluie enregistrés. Est-ce une nouvelle tendance pour la région? Pas vraiment, mai 2019 et 2017 avaient été dans les normales alors que mai 2013 avait été très pluvieux avec 259,6 mm, précise M. Cantin.

Le mois de mai 2021 a été plus chaud le jour, plus frais la nuit, mais surtout plus sec à Québec.

Le mois de mai 2021 a été plus chaud le jour, plus frais la nuit, mais surtout plus sec à Québec.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

Si la première partie du mois de mai a été plutôt fraîche, les températures ont ensuite été près ou au-dessus des normales à partir du 13 mai à Québec. Un avant-goût de l'été s'est même fait sentir du 20 au 22 mai avec des maximums frôlant les 30 °C dans la région de la Capitale-Nationale. Toutefois, une chute abrupte des températures pour conclure le mois a fait craindre le pire aux agriculteurs avec des gels enregistrés tôt en matinées les 27 et 28 mai derniers. Un record de bas minimum a même été enregistré le 28 mai avec -1,1 °C à Québec, battant ainsi l'ancienne marque de 1917 à -0,6 °C, précise M. Cantin.

Ainsi, la température moyenne maximale pour la Capitale-Nationale a été de 18,1 °C, soit 1,1 °C plus chaud le jour. À l'inverse, les nuits ont été 1,2 °C plus froides que la normale de 5,4 °C.

Des conditions météorologiques difficiles pour les agriculteurs

Le manque de précipitations de l'hiver dernier qui s'est poursuivi en avril et en mai ajouté à une chaleur printanière hâtive et un épisode intense de gel récent ont rendu la vie particulièrement difficile aux agriculteurs de la région.

C'est de l'irrigation à temps plein qu'on fait. C'est une gestion de plus, des frais de plus naturellement. Le gel nous a obligés à recouvrir tous nos champs de fraises qui étaient dégagés. Pour ce qui est en fleurs comme les pommiers ou les bleuets, ça va être à évaluer dans les prochaines semaines.

Une citation de :Anne Pichette, agricultrice à la Ferme François Blouin
Casseaux de fraises bien remplis et prêts à déguster plus tôt cette année en lien avec un printemps plus chaud et sec à Québec.

Les fraises sont arrivées plus tôt cette année à l'Île d'Orléans compte tenu d'un printemps plus chaud et sec.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

Même son de cloche à la Ferme François Gosselin. Selon Sylvie Gagnon, agricultrice, la neige s'est retirée dès le 1er avril ce qui a devancé la production. Les fraises sont arrivées plus tôt cette année, soit dès le 26 mai alors que Mme Gagnon les observe habituellement aux alentours du 8 juin. Elle a dû elle aussi recouvrir ses champs de fraises pour éviter de les perdre lors du dernier gel. Pour ces deux agricultrices, même si elles ont réussi à sauver leurs productions, la suite sera déterminante.

Que nous réserveront les premiers jours de juin et l'été à venir?

Le début juin s’annonce chaud et plutôt sec à compter de samedi jusqu’au milieu de la semaine prochaine. La prévision mensuelle pour juin nous indique une probabilité élevée que la températures moyenne soit au-dessus de la normale de 1 à 2 degrés à Québec. Les modélisations pour l’été indiquent un signal similaire pour juillet et août. Pour les précipitations, on ne peut le préciser pour le moment, conclut M. Cantin.

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