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Fermeture de la résidence pour aînés le Pavillon Parent à Saint-Isidore

La résidence pour aînées Le Pavillon Parent à Saint-Isidore en Beauce met la clé sous la porte.

Les résidents ont appris la nouvelle de la fermeture du Pavillon Parent au cours de la semaine dernière.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

La résidence pour aînées Le Pavillon Parent à Saint-Isidore en Beauce ferme ses portes à la suite d’une enquête administrative du CISSS de Chaudière-Appalaches.

L’établissement s’est vu retirer l’entente qu’il avait avec le réseau public pour 10 places en ressources intermédiaires (RI).

Sans en révéler la teneur, le CISSS explique que des éléments observés lors de l’enquête ne correspondent pas aux standards attendus et ne sont pas acceptables.

Les résidents ont appris la nouvelle au cours de la semaine dernière et devaient libérer leur logement mardi. Ils ont été relogés dans deux résidences de Lévis, soit à la RI Saint-Antoine, anciennement le Manoir Liverpool, et au Couvent des Sœurs-de-la-Charité.

Le délai est court

Madelaine Drouin a aidé sa sœur de 80 ans à quitter le logement qu’elle occupait depuis 18 ans. Elle a appris la mauvaise nouvelle vendredi dernier.

Elle était vraiment confortable ici. Je trouve dommage que le CISSS, que par des décisions que je ne connais pas et pour des raisons que je ne connais pas, ait décidé de fermer la semaine dernière, relate-t-elle.

« Le délai est court. Je trouve qu'on n'a pas pris en considération qu'on avait affaire à des êtres humains. »

— Une citation de  Madelaine Drouin, proche aidante de sa sœur Thérèse Drouin

Manque de soutien

Ayant perdu cette source de revenus, le Pavillon Parent a décidé de fermer le volet privé de sa résidence, soit les 6 places pour personnes autonomes. Ceux-ci doivent donc également se trouver un nouveau logement, d’ici le 30 novembre.

Le propriétaire Marco Parent croit cependant que tout le monde sera relogé d’ici mardi prochain.

M. Parent admet que des correctifs auraient dû être apportés pour se conformer aux exigences du CISSS. Il croit cependant que le retrait de son permis de ressource intermédiaire n’était pas la solution.

Oui, on aurait aimé mieux avoir un meilleur soutien. Oui, on a des lacunes. On sait qu'on a des critères à respecter. Mais, est-ce que c'est vraiment la bonne chose à faire? C'est là que j'ai un doute. On a été un peu abandonné dans cette histoire-là, déplore M. Parent.

Marco Parent croit que le CISSS aurait pu aider l’établissement à se conformer aux exigences au lieu d’exiger une fermeture rapide.

« Il faut se mettre à notre place. On est là pour opérer au quotidien, mais on n'est pas les yeux de tout le monde. »

— Une citation de  Marco Parent, propriétaire Pavillon Parent de Saint-Isidore

Raisons sérieuses

Madelaine Drouin est du même avis. Elle a accompagné sa sœur handicapée pendant plusieurs années dans la résidence et ne comprend pas ce qui a poussé le CISSS de Chaudière-Appalaches à prendre une décision aussi drastique.

Quelles que soit les lacunes, ça ne leur donne pas raison de descendre ici avec de gros sabots et de sortir sans précaution des gens, hargne-t-elle.

Le CISSS répond qu’à chaque fois que nous mettons fin à une entente avec une ressource, ce sont pour des raisons sérieuses.

On ne peut malheureusement pas élaborer publiquement sur les motifs précis d'une fermeture, les ressources ayant des recours d'ordre judiciaires, à leur disposition si elles ne sont pas d'accord avec le CISSS sur ces motifs, ajoute la porte-parole Mireille Gaudreau.

Le CISSS dit être conscient que cela crée des bouleversements importants pour les résidents et que cette décision n’est pas prise à la légère.

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