•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jeux piratés : le site RomUniverse doit verser 2,1 M$ US à Nintendo

Une télécommande du Nintendo

Les fichiers ROM proposés sur des sites comme RomUniverse permettent de jouer à des jeux vidéo sur un émulateur de consoles.

Photo : iStock

Radio-Canada

Nintendo a remporté sa bataille juridique contre Matthew Storman, le propriétaire du site RomUniverse, qui proposait des téléchargements illimités de versions piratées de jeux de Nintendo pour 30 $ par année, selon le site spécialisé IGN. L'homme devra donc payer 2,1 millions de dollars américains (environ 2,5 millions de dollars canadiens) au géant nippon en dommages pour violation de sa marque protégée.

Les jeux de plusieurs consoles de Nintendo étaient offerts sur le site sous forme de ROM, des fichiers normalement contenus dans les cartouches ou les disques vendus en magasin, mais qui peuvent être extraits des supports légitimes pour ensuite être distribués sur le web.

Au moment du dépôt de la poursuite par Nintendo, en septembre 2019, des jeux piratés pour la Nintendo Switch avaient été téléchargés plus de 300 000 fois sur le site. Ce chiffre s'élevait à 500 000 pour les jeux de 3DS, selon les documents de cour rendus publics à l’époque.

Selon le site Ars Technica, Storman avait avoué en 2019 que les revenus du site comptaient pour l’essentiel de ses revenus annuels, qui oscillaient entre 30 000 $ US et 36 000 $ US. Le site RomUniverse a été fermé en 2020, mais la poursuite a suivi son cours et Nintendo a finalement obtenu gain de cause.

Nintendo, très protecteur de sa marque

Ce n’est pas la première fois que Nintendo s’attaque à un site de ROM. En 2018, l’entreprise nipponne a eu gain de cause contre Jacob et Christian Mathias, le couple américain derrière LoveRETRO et LoveROMS. Ils avaient été condamnés à payer plus de 12 millions de dollars en dédommagement pour avoir enfreint la loi gouvernant le droit d’auteur.

En général, les ROM de jeux rétro distribués gratuitement sur le web sont tolérés par les fabricants de jeux vidéo, parce qu’ils ne sont plus offerts en magasin. Ils peuvent être notamment joués sur des émulateurs de consoles sur ordinateur ou sur mobile.

Nintendo se montre par contre bien plus protecteur de ses droits d’auteur que d’autres éditeurs depuis quelque temps. Ses jeux rétro sont notamment offerts pour les consoles miniatures NES Classic et SNES Classic, respectivement lancées en 2016 et en 2017, et pour la Switch par le biais d’un abonnement mensuel.

Avec les informations de IGN, et Ars Technica

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !