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Un épidémiologiste recommande la prudence dans le retrait du port du masque obligatoire

Portrait de Nazeem Muhajarine.

Nazeem Muhajarine estime que le retrait de l'obligation du port du masque récompense les antimasques.

Photo : Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

L’épidémiologiste de Saskatoon Nazeem Muhajarine s’inquiète du flou qui entoure le retrait de l'obligation du port du masque en Saskatchewan.

D’ici la fin du mois de juillet, le gouvernement aura supprimé la plupart des mesures sanitaires pour combattre la COVID-19. Le ministère de la Santé n’a toujours pas indiqué quand et comment le port du masque ne sera plus obligatoire.

Je me demande si cela n'est pas précipité, dit le professeur de l’Université de la Saskatchewan.

Aux États-Unis, le gouvernement a décidé de supprimer cette mesure lorsque plus de la moitié de la population a reçu sa deuxième injection du vaccin contre la COVID-19. En Saskatchewan, seuls 8 % de la population sont totalement vaccinés.

Le ministère de la Santé soutient que la politique de retrait du masque obligatoire est en train d’être finalisée. Des détails seront donnés lors de la troisième étape du plan de réouverture de la province, ce qui pourrait survenir le 11 juillet.

Pour le moment, l'obligation de porter le masque reste en place dans la province.

Suppression des mesures en fonction de la vaccination

La province conditionne la levée des restrictions sanitaires en Saskatchewan au taux de vaccination.

Cependant, le Dr Muhajarine estime que les autorités devraient utiliser d’autres critères en ce qui a trait à l'obligation du port du masque.

Nous ne devrions pas nous appuyer sur un seul critère, qui, en plus, n’est pas relié directement à la propagation de la maladie, soutient l’épidémiologiste. Nous devrions prendre en compte le nombre de cas, les hospitalisations et le nombre de morts.

D’autre part, le scientifique s’inquiète que l'abandon de l'obligation de porter le masque récompense les antimasques.

Il est généralement acquis que celles et ceux qui hésitent ou refusent le vaccin contre la COVID-19 sont également ceux qui sont contre cette mesure ou qui seront les premiers à l’abandonner, affirme Nazeem Muhajarine. Le gouvernement laisse ainsi un vide dans la protection et la lutte contre la propagation de la maladie.

Il faut plusieurs niveaux de protection pour stopper la propagation de la COVID-19, conclut le chercheur.

Avec les informations de Mickey Djuric

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