•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Legault: «La tenue du GP 2004 tient du miracle»

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le patron du Grand Prix du Canada, Normand Legault, a rencontré en privé notre reporter Philippe Crépeau pour faire un tour d'horizon des enjeux actuels en F1. Dans ce premier article, il parle de son Grand Prix « miraculé ».

9 juin 2004 - Normand Legault croit sincèrement que la présentation du Grand Prix du Canada 2004 « tient du miracle ». Compte tenu de la saga de son sauvetage qui a fait beaucoup de bruit l'hiver dernier, on le croit sur parole. Le patron du Grand Prix y a laissé beaucoup d'énergie, un peu de ses (dernières) illusions et a choisi de tourner la page.

« Je ne peux m'empêcher de me faire encore la réflexion que cette course tient encore du miracle. Qu'il y ait un spectateur, 10 ou 100 000, ce qui compte, c'est que la course aura lieu. Bon, une fois qu'on a accepté le fait que le miracle a eu lieu, on a travaillé à la préparation de l'événement comme à chaque année, on a accéléré les préparatifs c'est vrai, mais aujourd'hui, c'est business as usual », explique Legault.

Impact

Pour la première fois, le Grand Prix du Canada en sera un sans tabac. Il change donc de camp au sein du calendrier, rejoignant les épreuves d'Angleterre et de France. Il fait maintenant partie des courses qui font de la résistance, en quelque sorte. Quel impact sur la pérennité du Grand Prix?

« Bernie Ecclestone a clairement affirmé son désir de présenter des courses avec les publicités de tabac tant sur le circuit que sur les voitures. Ce qui a expliqué sa décision de ne plus vouloir venir au Canada.

Ceux qui pensaient que c'était une stratégie de négociation de sa part se trompaient. Heureusement pour nous, malheureusement pour lui, nos efforts ont contrarié ses plans en ce sens-là. Le risque, c'est que ces pays qui ont choisi d'imposer une loi anti-tabac s'exposent au risque que la F1 décide de ne plus y venir ».

Pour contrer cette éventualité, Grand Prix du Canada a finement joué en rachetant cette « clause tabac » du contrat avec Bernie Ecclestone.

Assurance

« On s'est assuré que la F1 ne puisse pas quitter le Canada en rachetant la « clause tabac » dans le contrat avec Bernie Ecclestone (une clause standard dans tous les contrats de F1 qui permet à la Formula One Management de résilier le contrat en cas de loi antitabac). Il ne peut donc plus invoquer cette clause pour retirer l'épreuve du calendrier »

Il y aura donc un Grand Prix du Canada jusqu'en 2006, année de la fin du contrat actuel. Pour la suite, quelle assurance a Normand Legault de pouvoir poursuivre l'aventure à Montréal?

Mode attente

Les accords de la Concorde (qui régissent les relations entre Bernie Ecclestone et les écuries) se terminent en 2007. Il y a en ce moment des négociations serrées entre toutes les parties impliquées, les écuries, les constructeurs, les banques qui détiennent 75% de la FOM, et Bernie lui-même, sur l'avenir du championnat.

On parle encore d'un championnat parallèle, si tout ce monde ne s'entendait pas. Je ne sais absolument pas dans quel championnat s'inscrirait l'édition 2007 du Grand Prix du Canada. Nous sommes en mode attente », de conclure Normand Legault.

Dans la deuxième partie de cette rencontre, Normand Legault nous donnera son point de vue sur l'avenir des commandites de cigarettes en F1.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.