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Nouveau bras de fer à l'Assemblée nationale concernant le 3e lien

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Une capture d'écran de la vidéo de présentation du projet de 3e lien

Photo : Gouvernement du Québec

Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement Legault et les partis d'opposition concernant le projet de troisième lien. La CAQ accuse les libéraux de se contredire, alors que l'opposition dénonce l’ampleur du projet et l’absence de données pour le justifier.

Le Parti québécois compte déposer mardi après-midi, à l’Assemblée nationale, un projet de loi qui vise la création d’une agence des infrastructures de transport du Québec.

L’agence aurait pour mandat de dépolitiser la gestion des projets de transport. Un projet de loi similaire avait été déposé en 2013 par Sylvain Gaudreault, alors ministre des Transports.

Gestion des années 1950

Cette loi permettrait, selon le député péquiste Joël Arseneau, d’éviter une gestion de projet qu’il qualifie de digne des années 1950.

C'est une forme de patronage gouvernemental, un favoritisme politique d'une autre époque, une espèce de copinage avec les électeurs de la région de la Capitale-Nationale. On ne doit pas banaliser une approche comme celle-là, lance-t-il.

Le député Joël Arsenault.

Le député Joël Arsenault

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Qu'on ait l'intérêt public des Québécois d'abord et avant tout et non pas les intérêts partisans du gouvernement au pouvoir, en fonction d'obtenir le pouvoir ou le conserver, ajoute son chef, Paul St-Pierre Plamondon.

Contradictions libérales

De son côté, le député caquiste Éric Caire a publié mardi un texte sur sa page Facebook où il dénonce l’attitude et les contradictions de la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

Éric Caire en conférence de presse.

Éric Caire en conférence de presse

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le député de La Peltrie s’adresse directement à ses adversaires libéraux. Il leur rappelle que plusieurs élus de la formation, dont l’ancien premier ministre Philippe Couillard, se sont prononcés par le passé en faveur d’un nouveau pont ou tunnel entre Québec et Lévis.

Le 27 mai, Dominique Anglade a dû préciser la position de sa formation politique. Elle se disait toujours férocement contre le projet de tunnel de la CAQ, qu’elle qualifie de pharaonique, mais pas nécessairement contre un troisième lien pour faciliter les déplacements entre les deux rives.

Dominique Anglade parle en point de presse.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy-Roussel

Si je comprends bien, votre cheffe [...] dit qu’aucune étude n’en démontre le besoin. Or, je tiens à vous rappeler que de nombreuses études rigoureuses et scientifiques ont démontré la nécessité d’un nouveau lien interrives dans les dernières décennies. Mais vous avez gardé ces études secrètes, jusqu’à ce qu’on découvre leur existence lors du dernier mandat, répond Éric Caire.

Aucune étude

Dominique Anglade persiste et signe. Elle soutient qu’aucune étude actuelle ne démontre la nécessité du projet ni sa faisabilité. Elle réclame davantage de transparence.

Encore une fois, la CAQ nous a démontré qu'aucune étude scientifique n'appuyait son choix, ni quelconque donnée qui pouvait démontrer que la construction du tunnel de 10 milliards allait régler des problèmes de mobilité dans la région, a-t-elle insisté devant les journalistes parlementaires.

Chef de cabinet en faveur

Éric Caire rappelle aussi dans son message que le chef de cabinet de Dominique Anglade, l’ancien député Patrick Huot, s’est lui aussi prononcé en faveur du troisième lien en mai 2018. Je conclurai en souhaitant que quelqu’un réveille votre cheffe pour la suite des choses. Je soumets humblement que son propre chef de cabinet devrait avoir une bonne jasette avec elle, écrit Éric Caire.

Une position que ne dément pas la cheffe libérale. Elle en a d’ailleurs discuté avec Patrick Huot.

Nous nous en sommes parlé et ce qui revient de manière très claire, c'est qu'il n'y a aucun moyen d'être en faveur de ce tunnel caquiste, affirme-t-elle.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault répond aux questions sur le 3e lien au Salon bleu.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault répond aux questions sur le 3e lien au Salon bleu.

Photo : Radio-Canada

Pas de division

Malgré la manifestation et le front commun contre le troisième lien ou encore l’appui des gens d’affaires de la région au projet, la vice-première ministre et ministre responsable de la Capitale-Nationale ne considère pas que le troisième lien divise la population.

Québec Solidaire, qui est contre les automobiles et le développement économique, c'est rien de nouveau. Au-delà de ça, je pense qu'il y a surtout un grand consensus dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches, estime Geneviève Guilbault.

Dominique Anglade, elle, répète qu’elle souhaite pouvoir questionner le responsable du bureau de projet en commission parlementaire.

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