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Patrimoine Gaspésie veut des réponses sur l'incendie de la maison Busteed

La maison Busteed est en bon état, avec des pavots oranges en avant-plan.

Considérée comme un joyau du patrimoine gaspésien, la maison Busteed était aussi vue comme un symbole du colonialisme (archives).

Photo : Michel Goudreau

Radio-Canada

L'organisme Patrimoine Gaspésie déplore qu'après un an, l'enquête sur l'incendie de la maison Busteed, à Listuguj, n'ait pas encore donné de résultat.

Après un an, c'est pas normal qu'on ait pas fait la lumière sur cet acte criminel d'un bien public, affirme le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure.

Un site patrimonial classé par le gouvernement du Québec, ça a une valeur collective, rappelle-t-il.

La maison Busteed en flammes

La maison Busteed a été la cible de plusieurs actes de vandalisme avant de partir en fumée dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2020 (archives).

Photo : Ronnie Alexander

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2020, la maison Busteed a été ravagée par les flammes. Construite vers 1800, la maison était l'une des plus vieilles de la Gaspésie et avait été classée bien historique en 1987.

Or, elle était également considérée comme un symbole du colonialisme et de l'oppression des Mi'gmaq. Après avoir été habitée par la famille Busteed, la maison avait d'ailleurs été cédée au conseil de bande de Listuguj.

M. Fallu est toutefois d'avis qu'il faut protéger les traces de l'histoire, même lorsqu'elle est douloureuse.

Si on commence à démolir des biens liés à notre histoire parce qu'ils sont liés à l'exploitation, il ne restera plus rien comme patrimoine

Une citation de :Jean-Marie Fallu, président de Patrimoine Gaspésie
Jean-Marie Fallu lors d'une entrevue devant une baie, en été.

Jean-Marie Fallu est historien et président de Patrimoine Gaspésie (archives).

Photo : Radio-Canada

On ne comprend pas pourquoi on a confié l'enquête au corps de police autochtone plutôt que d'impliquer en même temps la Sûreté du Québec, s'interroge M. Fallu.

Il admet ne pas avoir joint lui-même le service de police de Listuguj à ce sujet, mais affirme que le président de la Société historique Machault, Michel Goudreau, et le journaliste Gilles Gagné l'ont fait, sans succès.

Il n'y a pas de réponse. Il y a comme une conspiration du silence, on dirait que personne ne veut savoir ce qui s'est vraiment passé

Une citation de : Jean-Marie Fallu, président de Patrimoine Gaspésie

M. Fallu estime que le gouvernement du Québec devrait intervenir pour que la lumière soit faite dans ce dossier. Il demande également au conseil de bande de Listuguj et aux autorités politiques de faire des pressions pour obtenir des réponses.

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