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Pensionnats autochtones : l’Alberta financera la recherche des restes des enfants

Des enfants posent pour la photo dans une classe. Ils sont debout, derrière une rangée de pupitres.

Des élèves de 5e année dans une classe du pensionnat autochtone Saint Mary's, situé près de Cardston en Alberta, en mars 1959.

Photo : Archives provinciales de l'Alberta

Le ministre albertain des Relations avec les Autochtones, Rick Wilson, annonce que la province a l'intention de financer des recherches pour retrouver les restes d’enfants disparus alors qu’ils fréquentaient les pensionnats autochtones de la province.

La province révélera les détails de ce financement dans les prochains jours. Cette annonce survient quelques jours après la découverte des restes de 215 enfants autochtones enterrés sur le site d'un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Entre 1893 et 1996, 134 pensionnats autochtones ont oeuvré à travers le Canada. Au moins 25 d'entre eux se trouvaient en Alberta, selon le ministre Wilson.

Pendant des générations, les parents autochtones se sont fait arracher leurs enfants qui étaient envoyés dans des écoles loin de leurs familles, de leurs communautés, de leur langue et de leur culture, déclare Rick Wilson. Les enfants de trop de familles ne sont jamais revenus.

Édifice en briques à Kamloops.

L'ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique

Photo : La Presse canadienne / Andrew Snucins

Il explique que les traumatismes intergénérationnels subis par les enfants, leurs familles et leurs communautés ont mené à la documentation l’histoire et du lègue des pensionnats autochtones, notamment à travers La Commission de vérité et réconciliation du Canada, dont le rapport a été publié en 2015.

Le travail pour la réconciliation continue, dit-il, ajoutant que la Commission de vérité et réconciliation du Canada appelle le gouvernement fédéral à travailler avec les églises et les communautés autochtones afin que les familles sachent finalement où ont été enterrés leurs enfants.

Trouver où ils sont enterrés est une question de réconciliation et un pas de plus dans le processus de deuil des familles, explique le ministre. Beaucoup d'écoles ont été détruites et bien que l’endroit où elles étaient situées est connu, l’emplacement exact [des corps] est inconnu.

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