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Procès de François Asselin : début des témoignages d’experts

Des personnes dans un corridor de palais de justice.

La Dre Marie-Frédérique Allard à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières pour son témoignage.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Au palais de justice de Trois-Rivières s’amorçait lundi la cinquième semaine du procès de François Asselin, accusé du meurtre de son père Gilles Giasson et de son collègue de travail François Lefebvre. Les experts seront appelés à se prononcer sur l’état mental de l’accusé lors des événements.

La première à se prononcer a été la Dre Marie-Frédérique Allard, une psychiatre chevronnée qui a évalué plusieurs meurtriers au cours de sa carrière, dont Luka Rocco Magnotta.

La spécialiste en psychiatrie légale a d’entrée de jeu spécifié qu’Asselin représentait à ses yeux un cas complexe, parce que plusieurs problématiques de santé mentale se chevauchaient et se sont présentées en même temps.

Dès leur première rencontre, il lui a rapidement parlé de drogue et de sa haine pour les pédophiles. Il avait souvent des rires inappropriés au sujet de discussion. Elle considère que François Asselin tenait des propos délirants lorsqu’il était question de son père.

L'accusé a mentionné qu’on lui a imposé la mort de son père en parlant de l’homme en noir. Il lui affirmait qu’il serait mort lui-même s’il n’avait pas accepté de tuer Gilles Giasson. Selon la Dre Allard, il est rare que les accusés abordent les crimes commis dès leur première rencontre pour déterminer leur responsabilité criminelle.

Le témoignage de la spécialiste en psychiatrie légale se poursuivra toute la journée demain, mais déjà, elle a mentionné deux problèmes diagnostiqués chez Asselin. Elle affirme que les hallucinations, les idées délirantes, les discours et les comportements désorganisés sont des symptômes de schizophrénie.

Selon Marie-Frédérique Allard, François Asselin souffre d’un trouble psychotique primaire, mais également d'un trouble d’usage des substances. Lorsque l’accusé a témoigné la semaine dernière, il disait avoir consommé des bières, du whisky, du cannabis, ainsi que des cachets de speed et d'ecstasy. La psychiatre ajoute que certaines de ces substances peuvent provoquer des hallucinations et autres symptômes psychotiques.

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