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En images : commémorations à travers le Canada pour les victimes de Kamloops

Une femme avec un cerceau devant les marches de la galerie d'art de Vancouver où sont alignées des centaines de chaussures.

Une femme danse devant le mémorial improvisé installé sur les marches de la galerie d'art de Vancouver en hommage aux 215 victimes dont les restes ont été trouvés sur le site de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

De Charlottetown à Victoria en passant par Whitehorse, les commémorations se sont succédé à la mémoire des 215 victimes dont les restes ont été trouvés sur le terrain de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Deux personnes sont assises entre les chaussures d'enfants devant l'église les bras dans les airs.

Les chaussures d'enfants s'empilent devant la cathédrale Sacré-Cœur de Whitehorse où certains assurent la veille.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Depuis la terrible découverte de la semaine dernière, les communautés de partout au Canada sont en deuil. Les gens se rassemblent, des oursons en peluche sont placés devant des maisons et des mémoriaux commémoratifs improvisés ont été créés dans plusieurs villes. Ceux-ci sont souvent de centaines de petites paires de chaussures, chacune représentant l’un des enfants dont les restes ont été trouvés.

Une femme se recueille devant des chaussures d'enfants.

Une cérémonie en mémoire des petites victimes a eu lieu au centre-ville de Charlottetown lundi.

Photo : CBC / Joahn Robertson

Les drapeaux des édifices fédéraux ainsi que les drapeaux des édifices provinciaux de la Colombie-Britannique sont en berne et le resteront pour les prochains jours.

Une réconciliation sérieuse implique beaucoup plus que des gestes symboliques comme de mettre en berne nos drapeaux et nous sommes engagés à faire ce travail, indique la province dans les médias sociaux.

Des images des événements organisés au pays en mémoire des victimes (cliquez sur les images à droite pour faire défiler l’album)

C’est important aussi de comprendre que le gouvernement continue de retirer des enfants autochtones de leur famille, explique la chef du Parti vert, Sonia Furstenau, en ajoutant que le gouvernement doit offrir un meilleur accès aux ressources dont les communautés autochtones ont besoin pour guérir et se remettre.

Je peine à trouver les mots pour exprimer mon horreur et mon deuil, a indiqué de son côté la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, la voix nouée par l’émotion lors du point de presse consacré au bilan de la COVID-19.

Le syndicat des enseignants de la province encourage ses membres et les élèves des écoles à revêtir un chandail orange du 31 mai au 4 juin.

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À Winnipeg, Gerry Shingoose, une aînée autochtone, a joué du tambour et chanté pour les 215 enfants de Kamloops, dont les décès ne sont pas documentés.

Photo : Facebook/Viv Ketchum

Cette découverte est un rappel pour tous les survivants de la vérité avec laquelle ils sont forcés de vivre au quotidien, écrit la vice-présidente du Conseil de bande Nuu-chah-nulth, Mariah Charleson, dans un communiqué.

Le Conseil de bande demande aux gens d’être doux les uns envers les autres, cette découverte pouvant être difficile pour plusieurs.

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Des membres de communautés autochtones à Toronto ont allumé des bougies, dansé, chanté et joué du tambour lors d'une veillée à la mémoire des enfants, à Toronto, dimanche.

Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler / CBC

En Ontario, un feu sacré restera allumé quatre jours au monument devant l’ancien pensionnat autochtone Saint-Joseph, à Thunder Bay, et Toronto mettra ses drapeaux en berne à la mémoire des jeunes victimes.

Entre 1880 et 1996, le Canada comptait environ 130 pensionnats autochtones. Durant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a arraché plus de 150 000 enfants à leur famille pour les envoyer dans ces pensionnats qui avaient pour but de les assimiler afin d'étouffer la culture autochtone.

Si vous avez besoin de parler à quelqu'un :

Une ligne téléphonique d'aide aux anciens résidents des pensionnats autochtones et aux personnes qui sont touchées par les pensionnats a été mise en place à l'échelle du pays pour offrir un appui émotionnel et fournir des références pour l'obtention de services d'aide. La ligne téléphonique d'aide est offerte en tout temps, au 1 866 925-4419.

La Colombie-Britannique propose également une ligne d'aide, la ligne téléphonique KUU-US, qui est offerte à tous les membres des Premières Nations en tout temps, au 1 800 588-8717, ou en ligne, à l'adresse suivante : www.kuu-uscrisisline.com (Nouvelle fenêtre) (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement).

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