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L’Alberta veut moderniser son système de soins de longue durée

Une personne âgée est dans une chaise roulant et une femme plus femme lui tient la main.

Les centres de soins de longue durée albertains ont été durement touchés par la pandémie de COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / Halfpoint

Le gouvernement albertain a déposé un rapport afin de guider la modernisation de son système de soins de longue durée au cours des prochaines années et d’améliorer la qualité de vie de ses résidents.

Chambres individuelles et bâtiments plus modernes, organisation d’activités culturelles et religieuses, augmentation du nombre d’heures de soins prodigués, le nouveau rapport présenté par le ministre albertain de la Santé, Tyler Shandro, compte 42 recommandations.

Ces dernières devraient, entre autres, permettre au système de soins de longue durée d’être mieux préparé pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes âgées dans la province et à une nouvelle crise sanitaire.

Le gouvernement albertain a promis de renforcer et de moderniser les soins en continu pour tous les résidents et leurs familles, et ce rapport représente un plan concret pour le faire, déclare Tyler Shandro dans un communiqué de presse. Il nous aidera à rendre les soins en continu meilleurs et plus sécuritaires, en appliquant entre autres les leçons de la pandémie.

Des changements dès maintenant

Certaines recommandations entreront en vigueur dès le 1er juillet. Les autres feront l'objet du développement d'un plan d'action d’ici l’automne.

Parmi les recommandations qui seront en place dès juillet, les chambres de plus de deux résidents ne seront plus permises dans les centres de soins de longue durée de la province.

Tyler Shandro ajoute que de nouvelles installations n’offrant que des chambres individuelles sont en construction.

Cela est basé sur un apprentissage clé de la pandémie de COVID-19, dit-il. Nous avons tous pris conscience de l’importance de la distanciation physique pour limiter la propagation [des virus].

La province souhaite également, dès maintenant :

  • fournir davantage de soutien aux couples qui désirent continuer à vivre ensemble;
  • mettre à jour les directives en matière de conception des centres de soins de longue durée;
  • améliorer l’accès du public aux rapports d’inspection des centres;
  • fournir davantage d’options de soins pour les aînés dans leur communauté ou à la maison;
  • fournir davantage de financement aux services de soins au sein des communautés autochtones.

L’orientation politique et les recommandations définies dans le rapport représentent une vision compréhensive et sans précédent des soins en continu, lesquelles seront transformatrices et amélioreront de façon spectaculaire la qualité de vie et des soins des aînés lorsqu’elles seront mises en œuvre, affirme le président-directeur général du fournisseur catholique de soins de santé Covenant Health, Patrick Dumelie, dans le communiqué de presse de la province.

Le rapport souligne aussi le besoin de s’attaquer à la question du manque de personnel.

Il indique, par exemple, que Services de santé Alberta (AHS) devrait toujours avoir une liste d’aidants potentiels à travers la province et devrait être prête à envoyer, dans les centres de soins de longue durée, des employés d’autres secteurs du système de santé en renfort au besoin.

Des besoins grandissants

Les besoins en matière de soins de longue durée vont augmenter de 62 % d’ici 2030, selon le rapport.

L’Alberta a l’une des populations les plus jeunes du Canada, mais cela va changer rapidement au cours des 20 prochaines années, affirme Carole Estabrooks, une des expertes consultées pour la rédaction du rapport et professeure et chercheuse en sciences infirmières à l'Université de l'Alberta.

Tyler Shandro ajoute que la pandémie a mis en lumière le besoin urgent de moderniser le système de soins en continu. On en parle depuis longtemps et peu de mesures ont été prises, dit-il.

C’est pourtant ce que craint la présidente de la Société de défense des aînés de l'Alberta, Ruth Adria.

Il y a déjà eu beaucoup de rapports. [...] Nous craignons qu’il n’y ait pas de changements, déplore-t-elle.

Selon elle, le rapport ne s’attaque pas à une question centrale : la responsabilité des centres de soins de longue durée.

Il [le rapport] dit : "Augmenter le nombre d’heures de soins directs." Le problème, c'est qu’il ne sait pas ce qui va se passer s’ils [les centres] ne remplissent pas leurs obligations, souligne-t-elle.

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