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Du financement est réclamé pour affronter la crise immobilière en Nouvelle-Écosse

 Une affiche à louer

Les logements vacants abordables se font très rares en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Une commission chargée d'examiner la pénurie de logements abordables en Nouvelle-Écosse demande à la province d'investir rapidement 25 millions $ pour aider 600 à 900 ménages à trouver un logement sûr à un prix raisonnable.

Le rapport de 61 pages préparé par la Commission sur le logement abordable de la Nouvelle-Écosse et publié lundi fait suite à un tollé suscité l'automne dernier à la suite d'une série d'expulsions de locataires à faible revenu et de la croissance de l'itinérance à Halifax.

Le gouvernement libéral provincial a instauré des contrôles temporaires des loyers en novembre, plafonnant les augmentations annuelles à 2 % par an, et a nommé une commission de 17 personnes pour proposer des solutions à la pénurie de logements à loyer modique.

Le rapport de la commission indique que la hausse des coûts du logement, les coûts énergétiques élevés, la population croissante et le taux de pauvreté élevé de la Nouvelle-Écosse ont créé une tempête parfaite l'année dernière, qui a poussé le système de logement à un point de rupture.

Il recommande au gouvernement de s'engager dans un délai de 100 jours à fournir du financement pour permettre à 600 à 900 ménages d'accéder rapidement à un logement abordable.

Financement à long terme

La commission note que le besoin de financement à long terme est beaucoup plus important, mais affirme que cet investissement initial aiderait à faire face à la crise actuelle dans la province.

Le rapport définit le logement abordable comme une résidence en bon état, adaptée à ses occupants et coûtant moins de 30 % du revenu des occupants.

Il indique qu'environ 44 100 ménages n'atteignent pas ce seuil.

Une femme, le visage couvert d'un masque médical, lors d'une manifestation. Elle tient dans sa main gauche une affiche réclamant le contrôle des loyers, et dans sa main droite un guide pour les locataires.

Sharon Fernandez, travailleuse sociale, manifeste en faveur du contrôle du coût des loyers le 7 novembre 2020 en face de l'édifice de l'Assemblée législative à Halifax en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Taryn Grant

Le rapport recommande également de créer une agence provinciale de logement indépendante pouvant prendre des décisions plus rapidement et disposant de son propre conseil d'administration.

Il note que d'autres gouvernements provinciaux ont transféré le logement à une entité indépendante axée sur les affaires qui collabore tant avec des promoteurs privés qu'avec d'autres sans but lucratif.

Le document note également que des augmentations du financement à long terme sont également nécessaires pour reconstruire le parc d'habitations sans but lucratif et coopératif de la province et pour réparer les maisons publiques et sans but lucratif existantes.

La commission dit qu'elle s'est appuyée sur les soumissions de 36 experts et de plus de 2000 Néo-Écossais dans le cadre d'un vaste processus de consultation publique, qui comprenait un sondage auprès de 1200 personnes.

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