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Une rentrée sans distanciation physique dans les cégeps et les universités du Québec

Des étudiants marchent sur le campus du Cégep de Sherbrooke.

Québec espère une rentrée normale, l'automne prochain.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada

À compter de la prochaine rentrée, les étudiants québécois pourront se tenir à moins d'un mètre les uns des autres dans les salles de classe et se rapprocher à leur gré dans les espaces communs.

La rentrée au cégep et à l’université se fera sans distanciation physique, selon ce que prévoit le plan présenté en conférence de presse, lundi après-midi, à Montréal, par la ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

Le gouvernement Legault pose une condition, cependant : que 75 % des Québécois âgés de 16 à 29 ans aient reçu leurs deux doses de vaccin anti-COVID-19 d'ici là.

Jusqu'à présent, seulement 42 % de ce groupe d'âge a reçu une première dose. Il faudrait donc que les jeunes se fassent vacciner le plus rapidement possible, a plaidé la ministre lundi.

Cela étant dit, Mme McCann s'est montrée optimiste par rapport à l'objectif de vaccination que s'est fixé son gouvernement.

Il y a maintenant une réelle possibilité que la rentrée se fasse en présence sur les campus collégiaux et universitaires du Québec.

Une citation de :Danielle McCann, ministre de l'Enseignement supérieur du Québec

Le plan présenté par le premier ministre Legault il y a deux semaines prévoyait déjà le retour en classe et la fin de l'enseignement à distance au cégep et à l'université à l'automne. La ministre McCann et le Dr Arruda ont toutefois donné plus de précisions lundi.

Les établissements d'enseignement supérieur devront par exemple préparer un plan de repli dans l'éventualité où la situation sanitaire exigerait de rétablir des contraintes sanitaires plus strictes.

Ce plan devra notamment prévoir le retour à une distanciation physique entre les étudiants, qui serait alors de 1 mètre en classe et dans les aires communes.

Des mesures supplémentaires comme le port du masque pourraient aussi être imposées en fonction de la situation épidémiologique en vigueur à la rentrée, a prévenu Danielle McCann.

La ministre en conférence de presse.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, est optimiste en vue de la rentrée.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La ministre a aussi promis des aménagements pour les étudiants immunosupprimés qui se sentiraient à risque dans un milieu bondé, sans toutefois préciser si un enseignement à distance ou hybride leur serait proposé.

D'ailleurs, il n'est pas impossible que certains établissements décident, malgré l'annonce de la ministre, de continuer à offrir des cours à distance.

L'Université de Montréal, par exemple, a fait savoir lundi aux membres du personnel et à la communauté étudiante que, même si la plupart des cours qui étaient prévus en mode hybride ou à distance basculeront vers le mode présentiel, cette forme d'enseignement sera très certainement de retour à l'automne.

Les derniers mois ont démontré, sur le plan pédagogique, que certains cours ou parties de cours se prêtent mieux à une forme ou l’autre d’enseignement à distance et que la formule pourrait être avantageuse pour certains secteurs, notamment l'éducation permanente, selon le recteur Daniel Jutras.

Pas de bals de finissants encore cette année

Le Dr Arruda en conférence de presse.

Les élèves de secondaire 5 ne pourront pas organiser de bal de finissants, a confirmé le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Par ailleurs, le Dr Arruda a reconnu lundi que la situation était pénible pour les élèves de cinquième secondaire qui, pour une deuxième année d'affilée, ne pourront pas tenir de bals de finissants.

Il s'agit, selon lui, d'une question d'équité envers le reste de la population, qui n'a pas le droit non plus de se réunir en grand nombre à l'intérieur.

On a considéré qu'il était plus sage de ne pas le faire cette année et d'avoir, par contre, d'autres types d'activités où on peut reconnaître la réussite éducative des jeunes, a expliqué le Dr Arruda.

La santé publique permettra à cet effet que des célébrations de remise de diplômes soient organisées, mais en respectant les bulles-classes et en excluant les parents.

Avec les informations de La Presse canadienne

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