•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Depuis 1985, le Festival de théâtre des Amériques et TransAmériques met en scène le monde

Piscine du philosophe dans laquelle le public pouvait s'immerger lors de l'édition du festival TransAmériques de 2019.

Le Festival de théâtre des Amériques a été créé en 1985.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est en 1985 qu’est présentée la première édition de ce qui s’appelle alors le Festival de théâtre des Amériques. Au fil des années, ce festival a ouvert au public québécois une fenêtre sur les arts de la scène des trois Amériques, mais aussi du monde entier.

Lever de rideau sur le théâtre du monde

Théâtre dans le théâtre, dénonciation féroce des dictatures, le spectacle d’ouverture du festival a impressionné.

Une citation de :Paul Toutant, 1985

En 1985, Marie-Hélène Falcon et Jacques Vézina font une proposition audacieuse à Montréal.

Il s’agit d’un festival qui présentera des pièces de théâtre venant de toutes les Amériques.

Le but est d’élargir les horizons d’un public qui connaît bien le théâtre français et européen, mais très peu celui de ses voisins continentaux.

Téléjournal, 22 mai 1985

Le journaliste Paul Toutant est présent lors du spectacle d’ouverture joué dans le cadre du premier Festival de théâtre des Amériques. Il en propose un compte rendu diffusé au Téléjournal du 22 mai 1985, qu’anime Bernard Derome.

Drame musical et fresque historique provenant du Venezuela, Bolivar raconte le sort de prisonniers politiques obligés par leurs tortionnaires d’honorer la mémoire de Simon Bolivar, le libérateur de l’Amérique hispanophone.

Le spectacle fait une forte impression.

N’oublions pas qu’en 1985, le Chili vit encore sous la botte du général Augusto Pinochet et que l’Argentine et le Brésil entament un difficile processus de démocratisation après plusieurs années de dictature militaire.

Au Festival de théâtre des Amériques, rappelle Paul Toutant, s’intègre le Festival québécois du jeune théâtre qui permet aux jeunes troupes d’ici d’échanger avec d’autres artistes et acteurs venant d’ailleurs.

Relecture et ouverture

Moi, ça m’a éduqué. Pour moi, au même titre que l’École nationale de théâtre, le Festival de théâtre des Amériques, c’est un de mes parents.

Une citation de :Wajdi Mouawad, 2003

Au fil du temps, le Festival devient une école de formation et un tremplin artistique.

Téléjournal/Le Point, 23 mai 2003

C’est ce que suggèrent les paroles du metteur en scène et dramaturge canadien Wajdi Mouawad captées par la journaliste Lise Villeneuve dans un reportage présenté au Téléjournal/Le Point du 23 mai 2003 et qui souligne la 10e édition de l’événement.

L’émission est animée par Josée Thibeault.

Le Festival de théâtre des Amériques constate que le monde change. Il fait écho à ce changement en incarnant sur scène les nouveaux styles d’écriture que celui-ci inspire.

Un exemple : en 2003, le metteur en scène bolivien César Brie présente une relecture de l’œuvre d’Homère, L’Iliade, dans le contexte de guerre et de violence du monde contemporain.

Par ailleurs, le passage à Montréal de metteurs en scène de réputation internationale, comme Ariane Mnouchkine ou Peter Brook, a permis de secouer l’univers théâtral québécois qui, selon Wajdi Mouawad, a tendance à produire toujours un peu de la même manière.

Un festival qui a du chien

Le Festival de théâtre des Amériques est rebaptisé en 2007 le Festival TransAmériques. Il s’intéresse à toutes les formes de théâtre ou d’art de la scène souvent en rupture avec la tradition.

Téléjournal, 24 mai 2013

Un exemple un peu singulier nous a été présenté en 2013 avec le spectacle extérieur gratuit Dachshund UN, comme le montre ce reportage du journaliste Claude Deschênes diffusé au Téléjournal du 24 mai 2013.

Le Téléjournal est animé par Pascale Nadeau.

Initiative de l’artiste australien Bennett Miller, Dachshung UN regarde la société par le biais du meilleur ami de l’homme.

Pour jouer Dachshung UN, Bennett Miller a besoin d’une cinquantaine de teckels… appelés aussi chiens saucisses.

Ces teckels sont invités à prendre la place des diplomates qui travaillent à l’Assemblée générale des… Nations unies.

Chaque animal fait l’objet d’une distribution pour savoir quel pays il peut représenter.

Un teckel arrogant représentera les États-Unis, un teckel hargneux la Chine, et ainsi de suite. Ces acteurs sont sélectionnés parmi le chenil local dans chaque ville où le projet de Bennett Miller est monté.

Les Montréalais et leurs toutous y ont participé en grand nombre.

Une nouvelle génération prend le relais

En 2014, Marie-Hélène Falcon passe le relais de directrice générale et artistique à une nouvelle génération.

C’est Martin Faucher qui la remplace comme directeur artistique; et il deviendra plus tard codirecteur général avec David Lavoie.

Téléjournal Grand Montréal 18h, 20 mai 2014

Martin Faucher, comme le rappelle la journaliste Valérie-Micaela Bain lors d’un reportage présenté au Téléjournal Grand Montréal 18 h du 20 mai 2014, a choisi un spectacle de danse pour ouvrir le premier Festival TransAmériques sous sa direction.

Dancing Grandmothers est une production sud-coréenne qui met en vedettes des danseuses de plusieurs générations.

C’est une ode à la joie de vivre et la collaboration intergénérationnelle.

La finale de Dancing Grandmothers, souligne Martin Faucher, est originale. Elle invite le public à monter sur scène pour danser dans une grande fête en apothéose.

Cette finale représente aussi l’ouverture à un public tous âges confondus que veut convier le Festival TransAmériques.

En 2021, la 15e édition du Festival TransAmériques de théâtre et de danse a lieu du 26 mai au 12 juin.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.