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Difficile de refuser les cookies : une ONG met en demeure 500 sites européens

Une main tient un téléphone cellulaire qui affiche une empreinte digitale, devant plusieurs logos de Google.

L'ONG autrichienne Noyb déplore la difficulté pour les internautes de donner ou non leur consentement à au pistage à des fins publicitaires.

Photo : Getty Images / Leon Neal

Agence France-Presse

L'ONG autrichienne de protection de la vie privée en ligne Noyb a mis en demeure, lundi, plus de 500 sites Internet en Europe au sujet de leur usage des bandeaux d'information sur les témoins de connexion, ou cookies, ces très contestés traceurs informatiques.

Selon la loi, l'option oui/non doit clairement être proposée aux internautes, explique l'organisation dans un communiqué. Or, il est souvent extrêmement compliqué de cliquer sur autre chose que le bouton "accepter".

Naviguer sur Internet, une expérience frustrante

Toute une industrie – consultants, consultantes, concepteurs et conceptrices de sites – développe des labyrinthes insensés de clics pour s'assurer des taux de consentement imaginaires, selon Max Schrems, responsable de Noyb (pour None of your business, ou Ce n’est pas de vos affaires), connu pour avoir remporté une série de victoires juridiques sur la protection des données personnelles.

Les statistiques montrent que seulement 3 % des internautes en Europe veulent réellement accepter les témoins de connexion, mais que plus de 90 % le font faute de pouvoir facilement les rejeter, selon l'ONG.

Noyb dénonce une terreur des bandeaux à témoins, qui fait de la navigation sur Internet une expérience frustrante et va à l'encontre du règlement européen sur les données personnelles (RGPD), entré en vigueur en 2018.

Un mois pour se conformer à la loi

Les activistes ont ciblé, dans un premier temps, 560 sites web dans 33 pays, allant des géants comme Google ou Twitter à des pages locales très consultées, leur laissant un mois pour se mettre en conformité.

S'ils n'obtempèrent pas, une procédure légale sera alors enclenchée auprès des autorités de régulation compétentes.

D'ici la fin de l'année, Noyb estime pouvoir monter à 10 000 plaintes grâce au développement d'un système automatisé capable de reconnaître les différentes violations de la loi.

L'ONG espère que les internautes verront la différence dans les mois à venir et n'auront plus à chercher dans d'obscurs sous-menus le bouton de refus des témoins de connexion.

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