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Classer l’église du Très-Saint-Sacrement coûtera une fortune, prévient la fabrique

Une clôture bloque l'accès à l'église.

L'église du Très-Saint-Sacrement.

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

La fabrique de la paroisse de Bienheureuse-Dina-Bélanger prévient le ministère de la Culture qu’elle entend tout faire pour que l’église du Très-Saint-Sacrement ne soit pas classée comme bien patrimonial.

Le directeur général de la fabrique, André G. Bernier, affirme qu’un tel classement coûtera des millions de dollars aux contribuables.

Je pense qu’on est plus près de 10 millions pour une réparation. Simplement le clocher n’est pas réparable, il faut le démonter et remonter l’ensemble de cette structure-là, illustre-t-il, tout en rejetant la précédente évaluation qui estimait les travaux à 3 millions de dollars.

La mise en garde survient alors que le ministère de la Culture a décidé de prolonger d’un an sa réflexion sur l’avenir de l’église à la lumière de nouvelles informations portées à son attention.

Le cabinet de la ministre Nathalie Roy n’a pas donné davantage de détails et André G. Bernier souligne que même la fabrique n’a pas reçu d’information de la part du ministère. Il demande notamment une copie du rapport du Conseil du patrimoine rédigé à partir des consultations publiques.

On aimerait recevoir une copie du rapport pour savoir pourquoi on voudrait classer, laisse tomber le directeur en ajoutant que selon lui, l’église du Très-Saint-Sacrement est très loin d’être une priorité dans le patrimoine religieux du diocèse de Québec.

André G. Bernier juge qu’il serait irresponsable d’investir autant d’argent dans cette église alors qu’on n’a pas encore les moyens de financer correctement l’entretien et la préservation des huit immeubles prioritaires à Québec qui ont été définis par le gouvernement et par la Ville.

Effondrements dangereux

L'église du Très-Saint-Sacrement est fermée au culte et désacralisée depuis 2019, moment où elle a été condamnée d’urgence en raison de problèmes de structure. Deux ans plus tôt, des pierres du parement de l’église s’étaient également effondrées. On a été très chanceux. Deux fois on a été chanceux, personne n’est mort, personne n’a été blessé, juge André G. Bernier.

La fabrique de la paroisse de Bienheureuse-Dina-Bélanger, si le bâtiment évite le classement patrimonial, souhaite toujours vendre la propriété à un promoteur immobilier. La signature d’une promesse d’achat était imminente l’an dernier, mais la transaction a été stoppée en raison de l’avis d’intention de classement déposé par le ministère de la Culture.

Selon André G. Bernier, ce même promoteur serait toujours intéressé par l'acquisition de l'immeuble, à condition de pouvoir démolir l'église et d’obtenir un changement de zonage.

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