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25 ans pour Quatre saisons dans le désordre de Daniel Bélanger

Daniel Bélanger, avec sa guitare, qui ouvre grand les bras sur scène.

Daniel Bélanger se remémore la genèse de son deuxième album au micro de René Homier-Roy.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 25 ans, le 28 mai 1996, Daniel Bélanger faisait paraître son deuxième album en carrière, Quatre saisons dans le désordre. En compagnie de René Homier-Roy, l’auteur-compositeur-interprète se remémore la création de cet album marquant dans son parcours musical.

Un quart de siècle plus tard, le musicien demeure très fier de son deuxième album, qui est devenu disque d’or moins d’une semaine après sa sortie. Cet effort était lancé quatre ans après le premier album solo de l’artiste, Les insomniaques s’amusent, qui avait connu un succès fulgurant. Ressentait-il une pression pour la suite?

J’avais l’impression qu’on m’attendait de façon impatiente [...] Je n’ai pas senti de pression, mais beaucoup d’excitation. La pression est venue après Rêver mieux (2001), mais jusque-là j’étais dans une innocence très créative. J’avais plein d’idées, et j’étais très heureux d’entreprendre cet album-là.

L’influence de Rick Haworth et de Radiohead

Le succès de Quatre saisons, Daniel Bélanger l’attribue beaucoup à Rick Haworth, un guitariste qui est devenu son réalisateur en 1991. J’étais entre bonnes mains avec Rick Haworth. Moi, je n’étais pas très expérimenté en studio, et lui l’était un peu plus. On a formé une espèce de quatuor avec Jean-François Lemieux à la basse et Marc Lessard à la batterie, explique-t-il.

Le groupe a ensuite rodé les chansons de l’album au Vieux-Clocher de Magog pendant deux semaines, ce qui lui a permis d’expérimenter et de revenir au studio pour les enregistrer live, c’est-à-dire sans y aller instrument par instrument.

Au moment où il écrivait l’album, Bélanger était également très impressionné par ce que faisait le groupe britannique Radiohead, qui était également à ses débuts. Je ne crois pas que l’influence est très audible, mais j’ai été galvanisé par ça. C’est une énergie que j’ai prise de Radiohead, affirme-t-il.

D’ailleurs, l’album The Bends (1995), on l’écoutait beaucoup en tournée. J’ai aussi rencontré Jeff Buckley, qui avait une voix formidable. Quand est arrivé le temps de faire Quatre saisons dans le désordre, j’ai fait des expériences vocales, avec La Voie lactée, qui est en falsetto, ou Monsieur Verbêtre, où je fais des octaves.

Daniel Bélanger, chez lui sur scène

Le succès de Daniel Bélanger lui est tombé dessus comme une tonne de brique. Il avoue qu’à ses débuts, il n’était pas très à l’aise sur scène, mais que cela a rapidement changé.

J’avais très peur de faire des spectacles. Quand j’ai fait Les insomniaques, je prévoyais de partir en trio, puis Céline Dion m’a invité à faire sa première partie au Forum de Montréal. On avait monté un spectacle qu’on était allés faire trois ou quatre fois dans les maisons de la culture. La première fois, c’était à Hochelaga-Maisonneuve, et la salle était pleine, pleine, pleine, se rappelle-t-il.

Je me suis amusé follement avec Mario Légaré et Rick Haworth. Après ça, je n’ai jamais cessé d’avoir du plaisir sur scène, parce que je suis chez moi sur scène et que c’est les gens qui viennent chez moi. Je ne m’impose pas; si ça ne leur tente plus, ils partent. Contrairement à quand je suis invité à une émission de télé, où je me sens un peu comme un intrus.

Fort de la sortie de Travelling, l’automne dernier, un album instrumental fortement inspiré par le cinéma, Daniel Bélanger travaille maintenant sur la musique de Gallant : confessions d'un tueur à gages, de Luc Picard, avec qui il avait déjà travaillé pour L’audition (2005). Le public pourra aussi entendre ses compositions dans la nouvelle série de Josélito Michaud, intitulée Chaos.

Avec les informations de René Homier-Roy, animateur de l'émission Culture Club.

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