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Des enseignants porteront le chandail orange à la mémoire des 215 enfants de Kamloops

Un chandail orange portant l'inscription, en anglais, «tous les enfants comptent», est suspendu à côté d'un escalier.

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique invite ses membres à porter un chandail orange du 31 mai au 4 juin.

Photo : Patricia Lessard

Radio-Canada

Le syndicat des enseignants de la Colombie-Britannique invite ses membres et leurs élèves à porter le chandail orange, à tenir des cérémonies commémoratives et à mettre leurs drapeaux en berne du 31 mai au 4 juin à la mémoire des 215 enfants dont les corps ont été retrouvés près du pensionnat autochtone de Kamloops.

Samedi, des représentants de la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique ont adopté une motion proposée par Rick Joe, un membre de la Première Nation de Lil'wat et éducateur de l’École secondaire de Chilliwack, lors d’une assemblée provinciale.

Beaucoup de communautés seront en deuil, cette semaine, et les enfants ressentent ce traumatisme intergénérationnel, explique-t-il.

Ils ne comprennent pas nécessairement ce qui se passe, mais ils vont sentir qu’il y a quelque chose de différent à l’école et auront besoin de soutien supplémentaire.

Il raconte que des membres de sa propre famille ont fréquenté le pensionnat autochtone de Kamloops.

J’ai fréquenté une école indienne, donc je suis un survivant, tout comme ma grand-mère, qui a été pensionnaire à Kamloops, raconte-t-il.

Fort soutien des enseignants

La motion proposée par Rick Joe, samedi, a été adoptée avec une très forte majorité et la fédération indique qu’elle communiquera avec ses membres d’ici lundi afin qu’ils agissent en conséquence.

Outre les vêtements orange portés par ses membres en signe de la réconciliation avec les Autochtones, la fédération entend demander au gouvernement provincial de mettre les drapeaux en berne de lundi à vendredi.

Nous pensons qu’il est important de poser ces gestes en opposition aux atrocités qui se sont produites dans les pensionnats, dit la présidente de la fédération, Teri Mooring.

L’éducatrice Annie Ohana est de ceux qui ont voté en faveur de l’adoption de la motion. Elle croit que la plupart des membres du syndicat poseront les gestes encouragés par la motion.

On passe nos journées assis devant des enfants des enfants qui ont l’âge [de ceux qui sont morts], donc il est temps de se demander comment continuer à avancer, croit-elle.

De son côté, Teri Mooring invite le gouvernement à mettre en pratique les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Elle cite en particulier l’appel numéro 57, qui demande à ce que l’histoire des peuples autochtones soit enseignée aux employés des gouvernements.

Aide et soutien

  • Une ligne téléphonique bilingue d'aide aux anciens des pensionnats autochtones et aux personnes touchées par les pensionnats offre un soutien psychologique et fournit des références pour l'obtention d'aides. Elle est disponible 24 heures sur 24, au 1 866 925-4419.
  • La Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être (Nouvelle fenêtre) apporte une aide immédiate à tous les membres des peuples autochtones, avec des conseillers sensibilisés aux réalités culturelles au téléphone (1 855 242-3310) ou par clavardage. De l'aide est également disponible sur demande en cri, ojibwé ou inuktitut.
  • La Colombie-Britannique propose également deux services de soutien, en anglais. La ligne téléphonique KUU-US est offerte aux membres des Premières Nations, en tout temps, par téléphone au 1 800 588-8717, ou sur le web au kuu-uscrisisline.com (Nouvelle fenêtre). La Indian Residential School Survivors Society, en Colombie-Britannique, offre également une ligne de crise au 1-866-925-4419.

Avec les informations de Cory Correia

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