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Boris Johnson veut une entente du G7 sur le passeport vaccinal

Boris Johnson répond aux questions des médias sur un terrain de soccer.

Boris Johnson dit considérer le passeport vaccinal comme l'une des facettes d'une stratégie plus large concernant la préparation internationale aux pandémies

Photo : pool/afp via getty images / IAN FORSYTH

Radio-Canada

Le premier ministre britannique Boris Johnson dit qu'il s'attend à ce que le G7, qui se réunira le mois prochain au Royaume-Uni, en arrive à un accord sur l'instauration de passeports vaccinaux et qu'il entame des discussions sur un traité de préparation à une pandémie mondiale.

Un texte de Peter Zimonjic, pour CBC News

Nous avons besoin d'ententes sur des questions comme le passeport vaccinal local et international, a dit M. Johnson à la journaliste de CBC News, Rosemary Barton, dans une entrevue exclusive diffusée dimanche.

Il faut qu'il y ait une sorte d'entente, au niveau du G7, sur la façon dont les voyages et les passeports vont fonctionner à l'avenir.

Une citation de :Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni

Alors que le premier ministre du Canada Justin Trudeau a affirmé qu'il était trop tôt pour discuter de la reprise des voyages internationaux, un communiqué émis par son bureau, à la suite d'une rencontre virtuelle avec les premiers ministres, avance que les discussions sur le sujet auraient commencé.

Un consensus s'est dégagé de cette discussion entre premiers ministres sur la nécessité d'une collaboration pour développer une accréditation de preuve vaccinale pour permettre les voyages internationaux sur des principes solides, incluant le respect des juridictions provinciales et territoriales et le respect de la vie privée et des informations de santé, écrit-on dans le communiqué.

Les provinces doivent trouver un moyen de travailler avec le gouvernement fédéral, car les données sur l'immunisation sont de compétence provinciale, alors que la question des frontières, des voyages internationaux et des passeports est de compétence fédérale.

M. Johnson dit considérer le passeport vaccinal comme l'une des facettes d'une stratégie plus large concernant la préparation internationale aux pandémies, qui mettrait en place des lignes directrices pour faire face à la prochaine crise sanitaire.

Si vous regardez ce qui s'est passé dans le monde en 2020, c'était une année terrible pour l'humanité et c'était une année terrible pour le système international, a dit Boris Johnson à l'émission Rosemary Barton Live.

C'était une année terrible pour ceux qui croient en la coopération globale, parce que le monde s'est tout simplement balkanisé, tout le monde était en mode sauve-qui-peut. Tout le monde s'est accroché à ses stocks d'équipement de protection.

Une citation de :Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni

M. Johnson a ajouté que les pays d'à travers le monde ont trouvé difficile de partager les médicaments et les vaccins, alors que les approches nationales sur la quarantaine et sur le confinement ont grandement varié et que les chaînes d'approvisionnement globales ont été déstabilisées.

Nous devons avoir des règles pour qu'il n'y ait plus d'interruptions dans l'approvisionnement à travers les frontières, et que nous ayons des chaînes d'approvisionnement sûres pour les choses sur lesquelles nous dépendrons dans le futur, a-t-il ajouté.

Le premier ministre britannique a aussi insisté sur le fait qu'il était essentiel que les doses de vaccins commandées en surplus, par les pays développés comme le Canada et le Royaume-Unis, soient partagées avec les pays à plus faible revenu le plus rapidement possible.

Personne n'est en sécurité tant que tout le monde n'est pas en sécurité, a-t-il dit. On souhaite que le G7 s'entende sur le fait que plutôt que de vacciner l'entièreté du monde d'ici 2024 ou 2025 (ce qu'on accomplirait dans l'état actuel des choses), nous devons l'avoir fait avant la fin de l'année prochaine, avant 2022.

M. Johnson a par ailleurs confirmé que son gouvernement a conclu une entente avec le fabricant du vaccin Oxford-AstraZeneca pour s'assurer que les doses soient partagées à travers le monde au prix coûtant.

Tout en soulignant que son gouvernement a investi près d'un milliard $ dans le programme COVAX, Boris Johnson affirme qu'il travaillera avec le G7 et le Canada pour s'assurer que le programme de l'Organisation mondiale de la santé soit entièrement financé et que ses efforts de distribution de vaccins soient accélérés.

COVAX est une initiative mondiale de partage de vaccins coordonnée conjointement par l'Organisation mondiale de la santé, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations et Gavi, The Vaccine Alliance. Le programme réunit des fonds provenant des pays les plus riches pour acheter des vaccins et ainsi garantir que les pays à revenu moyen ou faible y aient accès.

Le gouvernement canadien a investi 440 millions $ dans le programme COVAX en septembre et s'est engagé à y verser un autre 75 millions $ en février. La moitié de cette somme a servi à garantir des doses aux Canadiens, et le reste, à fournir des doses à 92 pays qui avaient besoin d'aide pour obtenir des vaccins.

Le point sur AstraZeneca

Presque toutes les doses distribuées dans le cadre de l'initiative COVAX sont du vaccin AstraZeneca, qui a été lié à de très rares cas de thrombose, qui se sont parfois avérés mortels. Au Canada, les provinces ont cessé d'administrer le vaccin comme première dose, mais Boris Johnson affirme ne pas être inquiété par la sécurité du vaccin.

Je vais me fier entièrement à nos autorités médicales et régulatrices. Elles regardent ce genre de choses très attentivement. Elles adoptent une approche très prudente, très précautionneuse et elles nous ont donné le feu vert. Et nous pensons que les avantages pour la population résident en grande partie dans le fait de se faire vacciner.

Une citation de :Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni.

Il a toutefois ajouté que, malgré la position de son gouvernement sur le vaccin Oxford-AstraZeneca, les Canadiens devraient suivre les conseils médicaux et scientifiques des experts canadiens.

Mais l'avis scientifique que nous détenons est qu'il s'agit là de doses très, très précieuses et que les bienfaits sont considérables

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