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Une ouverture de la frontière N.-B.–Maine suscite des réactions partagées

Un poste de frontière

Le poste à la frontière des États-Unis entre Calais, au Maine, et Saint-Stephen au Nouveau-Brunswick.

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

Radio-Canada

Le premier ministre Blaine Higgs a fait savoir jeudi que la réouverture de la frontière terrestre entre le Nouveau-Brunswick et l'État du Maine pourrait avoir lieu en juillet, mais cette possibilité suscite des réactions partagées au sein des communautés frontalières.

Lorsque la province a présenté son plan de déconfinement jeudi, elle avait initialement prévu que les voyageurs du Maine ayant reçu au moins une dose d'un vaccin contre la COVID-19 seraient autorisés à entrer au Nouveau-Brunswick sans avoir à s’isoler, à partir du 1er juillet.

Mais ce plan a connu des ratés plus tard dans la soirée, lorsque Blaine Higgs s’est entretenu avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et d’autres premiers ministres provinciaux.

La frontière canado-américaine est de compétence fédérale et ne sera probablement pas ouverte à temps, a expliqué Blaine Higgs aux journalistes vendredi, en ajoutant qu’il croit que son ouverture est encore possible plus tard en juillet.

Une modification de la réglementation fédérale serait donc nécessaire pour la permission de l’ouverture de ces frontières.

Edmundston

Au nord de la province, le maire d’Edmundston, Éric Marquis, affirme que sa ville est prête pour une éventuelle réouverture de la frontière américaine dès que possible.

Les répercussions de la fermeture de la frontière ont été ressenties de multiples façons, a précisé M. Marquis.

Par exemple, certains résidents d’Edmundston ont été séparés des membres de leur famille qui vivent à quelques minutes de la frontière, au Madawaska.

Schéma du pont.

L'emplacement prévu pour le nouveau pont international entre les villes de Madawaska, au Maine, et d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Département des Transports du Maine

Selon Éric Marquis, les retrouvailles familiales que va permettre l’ouverture de la frontière seront très émouvantes.

FaceTime, ce n’est pas mal, mais être en face de quelqu’un, lui parler et l’avoir juste à côté de soi, c’est mieux, souligne-t-il.

M. Marquis ajoute que la réouverture de la frontière américaine sera bénéfique pour l’économie, soulignant que la plupart des gens du Madawaska font leurs achats à Edmundston.

Woodstock

Nous ne serions pas fâchés si la frontière n’ouvrait pas avant l’automne, déclare pour sa part le maire de Woodstock, Arthur Slipp.

Selon ce dernier, ouvrir la frontière américaine au mois de juillet, c’est trop tôt.

Plusieurs véhicules sont entassés aux abords de la frontière américano-canadienne à Woodstock au Nouveau-Brunswick.

Plusieurs véhicules sont entassés aux abords de la frontière américano-canadienne à Woodstock au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que sa ville s’est bien protégée contre la COVID-19 pendant la majeure partie de la pandémie et que l’ouverture prématurée de la frontière est risquée.

St. Stephens

Dans le sud de la province, les résidents de St. Stephens sont pour leur part mitigés par rapport à cette question, selon le maire Allan MacEachern.

Il précise que certaines personnes ont des membres de leur famille à Calais, aux États-Unis. Tout comme ceux de la région d’Edmundston, ces Néo-Brunswickois ont été séparés de leur famille pendant la durée de la pandémie. Ils ont donc bien hâte de voir la frontière rouvrir.

 Allan MacEachern.

Le maire de St-Stephen, Allan MacEachern.

Photo : Radio-Canada / Catherine Harrop

Les mères, pères, frères et sœurs sont littéralement de l’autre côté de la rivière. Si vous regardez, vous pouvez les voir de l’autre bord, illustre-t-il.

Cependant, le maire explique qu’il existe également des personnes de St. Stephens qui veulent attendre de s’assurer que la situation de la COVID-19 soit bien maîtrisée avant d’ouvrir la frontière aux États-Unis.

C’est un sujet très sensible, dit-il.

Aucun des maires n’a encore eu de discussions avec la province au sujet de la date possible de réouverture en juillet.

Avec les informations de Gary Moore de CBC

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