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L'urgence des changements climatiques se fait sentir au Labrador

Photographie aérienne de glaces sur la mer.

Les résident de Rigolet au Labrador ont vu la banquise arriver cinq semaines plus tard que d'habitude, l'hiver dernier.

Photo : Eldred Allen/Bird's Eye Inc.

Radio-Canada

Le Labrador a connu des records de température l’hiver dernier, ce qui entraîne un ajustement du mode de vie de ses résidents.

Natan Obed, président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, l'association qui représente les communautés inuites du Canada, est inquiet. Il veut que le Canada reconnaisse l'urgence à laquelle ces communautés font déjà face à cause des changements climatiques.

Le problème est bien réel et préoccupe beaucoup de gens, selon le député de Lake Melville, Perry Trimper.

Pour nous, le problème est ici, maintenant. Il est vraiment ici. Pour nous, c'est notre conversation. C'est vraiment et c'est tellement occupé avec les problèmes. Enfin, je pense que la plupart des gens commencent de penser, mais je me demande si c'est trop tard, explique Perry Trimper.

Au Labrador, la glace fait normalement partie du quotidien. Elle est primordiale pour se déplacer et pêcher. Son absence se fait sentir.

C'était difficile pendant janvier, février, mars et quand même avril juste pour traverser les lacs, la mer juste à côté de Happy Valley-Goose Bay parce que la glace était très, très dangereuse et c'était bizarre pour nous, indique Perry Trimper.

Des records de température

La fonte des glaces peut s'expliquer notamment par les records de température établis durant l’hiver.

Le 26 décembre 2020, les résidents de Hopedale ont connu une température de 7,9 degrés Celsius, soit la plus haute jamais enregistrée dans cette ville.

Natan Obed interviewé par vidéoconférence.

Natan Obed, président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, souhaite que le Canada reconnaisse l'urgence climatique dans les régions nordiques.

Photo : Radio-Canada

Non loin, à Makkovik, la température moyenne durant le mois de janvier 2021 était de – 8,2 degrés Celsius, ce qui surpasse la normale de plus d'une dizaine de degrés.

Natan Obed ajoute que cette tendance le tient éveillé la nuit, comme plusieurs autres Inuits. Il dit que cette réalité peut sembler futuriste pour d'autres parties du pays, mais qu’elle est bien réelle pour les régions nordiques du Canada.

D’après un reportage de Josée Basque

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