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Le marché fermier Saint-Norbert pâtit des restrictions sanitaires

L'entrée de la structure couverte du marché Saint-Norbert.

Selon la directrice générale du marché Saint-Norbert, Marilyn Firth, en temps normal une centaine de vendeurs ont un stand au marché, contre environ 70 actuellement. (archives)

Photo : Gracieuseté : Marché de producteurs de Saint-Norbert

Alexia Bille

Les ordonnances sanitaires ont engendré une baisse de la fréquentation du marché Saint-Norbert de Winnipeg, selon sa directrice générale, Marilyn Firth. Les marchands peuvent tout de même compter sur les ventes en ligne qui sont en hausse.

Les gens écoutent la santé publique et restent chez eux comme on leur a demandé. Ça fait une vraie différence sur les activités du marché, affirme Mme Firth.

Avec la limite de fréquentation fixée à 10 % de la capacité maximum d’un lieu, le marché Saint-Norbert peut accueillir une centaine de Manitobains en même temps.

Sur un lieu de cette taille avec l’immense partie couverte et les grands extérieurs, c’est assez vide. Ça fait beaucoup d’espace pour tout le monde, estime le copropriétaire de la crêperie Ker Breizh présente sur le marché, Yvonnick Le Lorec.

Malgré les interdictions de rassemblements et la fermeture des lieux culturels, peu de Manitobains ont eu l’idée d’aller découvrir le marché, selon la directrice.

Le marché a une clientèle d’habitués qui veulent continuer à soutenir le marché, confirme M. Le Lorec. Les clients éphémères viennent généralement quand il fait beau, mais c’est surtout vrai en temps normal.

Il pense également que certaines personnes sont découragées par la file d’attente qu’ils peuvent trouver en arrivant sur les lieux.

Pour Marilyn Firth, même si la fréquentation a diminué, les vendeurs peuvent encore faire de bonnes affaires, car les clients font souvent tout leur achat de nourriture sur le marché. Ce sont des gens qui veulent soutenir l’économie locale, ajoute Mme Firth.

Mais les allées du marché ne sont pas seulement désertées par les clients. Certains vendeurs ont cessé de venir depuis le début de la pandémie.

Selon la directrice, avant la pandémie on pouvait retrouver une centaine de stands tous les samedis au marché Saint-Norbert. Ces dernières semaines, seulement 70 artisans et producteurs environ viennent vendre leurs produits.

Pas assez rentable de venir pour certains marchands

Les personnes qui vendent des produits non essentiels ont vu leurs ventes baisser et ils ne faisaient plus assez de chiffre pour compenser l’argent que ça leur coûtait de tenir leur stand, explique-t-elle. D’autres ont eu peur de la maladie, mais le côté positif c’est que nous avons plus de place pour la distanciation physique.

La limite de capacité est un véritable frein pour les ventes, ce qui est particulièrement difficile pour les producteurs qui doivent écouler leur stock rapidement. Il n'y a pas beaucoup de points de vente pour eux. Ils ont vraiment besoin d'écouler leurs produits périssables, comme les légumes, affirme Marilyn Firth.

Les longs week-ends sont une bonne occasion de conclure plus de ventes, selon Yvonnick Le Lorec. Les jours comme la fête des Mères on a plus de demandes, surtout au service de ramassage à l’auto avec le mauvais temps et la COVID-19, partage-t-il.

À la différence du marché même, le service de commande en ligne et de ramassage sans contact connaît une hausse de trafic. Les commandes internet augmentent! C’est une excellente façon de soutenir le marché, les producteurs et l’économie sans risque, s'enthousiasme Mme Firth.

Des lieux sécuritaires

La directrice rappelle que le marché est un lieu sécuritaire, qui suit tous les protocoles et les ordonnances mises en place par la santé publique.

On a des personnes à l’entrée qui compte le nombre de clients pour maintenir la limite maximale autorisée, raconte-t-elle. On ne laisse entrer qu’une personne par maisonnée, on a des stations de désinfection pour les mains, on garde la distance physique et on s’assure de tout désinfecter.

Pour M. Le Lorec, s’ajuster aux ordonnances qui changent tout le temps est un véritable défi. On a enlevé et réinstallé la terrasse plusieurs fois et on doit gérer notre personnel pour s’assurer qu’il respecte les règles. On a vraiment hâte que les gens se fassent vacciner pour retrouver un semblant de normalité, confie-t-il.

Le retour à la normale est également très attendu par Marilyn Firth. On espère sortir de cette situation qui dure depuis trop longtemps. En attendant, on voudrait faire passer un message au plus de personnes possible : il est primordial de soutenir l’économie locale et les petits producteurs!, dit Mme Firth.

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