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Le retour en classe non recommandé sur le territoire du Bureau de santé Porcupine

Une femme marche dans une rue de Timmins avec un parapluie. Elle porte un masque.

La ville de Timmins fait face à une flambée de cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Alors que les cas de COVID-19 continuent d’augmenter sur le territoire du Bureau de santé Porcupine, la médecin hygiéniste en chef de l’organisme ne favorise pas en ce moment une réouverture des écoles sur ce territoire.

La Dre Lianne Catton affirme qu’elle est dévastée puisque le bureau de santé a toujours soutenu l’apprentissage en personne durant la pandémie, pour le bien-être des enfants et des familles.

« Malheureusement, nos chiffres à l'heure actuelle ne soutiennent tout simplement pas l'ouverture des écoles dans notre région. »

— Une citation de  Dre Lianne Catton, médecin hygiéniste, Bureau de santé Porcupine

Elle espère toutefois que la situation changera prochainement pour qu’on puisse considérer le retour en classe.

La région compte plus de 300 cas actifs de COVID-19, la majorité dans la ville de Timmins.

Samedi, le Bureau de santé Porcupine a recensé 42 nouveaux cas, dont 28 à Timmins et une éclosion au supermarché Dailey’s Your Independent Grocer de cette ville.

Vendredi, le bureau de santé publique avait signalé 41 nouveaux cas, dont 27 à Timmins.

Un bâtiment hospitalier est entouré de terrains de stationnement.

L'Hôpital de Timmins et du district compte près d'une vingtaine de patients atteints de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

La hausse des cas s’est traduite par une augmentation des hospitalisations.

Selon la présidente-directrice générale de l’Hôpital de Timmins et du district, Kate Fyfe, l’établissement avait, vendredi matin, 17 patients atteints de COVID-19, dont trois à l’unité des soins intensifs.

La position du médecin-hygiéniste concernant les écoles reçoit des appuis.

« On ne peut pas justifier un retour à l’école pour deux semaines, considérant que Timmins est en état de crise. »

— Une citation de  Michelle Stevens, directrice générale du Centre de santé communautaire de Timmins

Habitant Timmins, la présidente de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy, souligne que l’école est le meilleur endroit pour les élèves et le personnel. Mais elle n’est pas surprise de la position de la Dre Catton et la comprend.

Pour les quelques semaines qui restent, si on veut contrôler le plus possible pour ne pas que ça s'aggrave davantage, je pense que la médecin en chef n’a pas le choix que de prendre cette décision et c'est pour le bien-être de tous, dit-elle.

Anne Vinet-Roy accorde une entrevue via téléconférence.

La présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy, habite Timmins.

Photo : Radio-Canada

L’état d’urgence déclaré par la Ville de Timmins récemment demeure en vigueur.

En raison de l’augmentation importante des cas et d’éclosions au cours des dernières semaines, le Bureau de santé Porcupine indique avoir demandé l’appui de la province et de Santé publique Sudbury et districts pour assurer le suivi des personnes qui ont reçu un résultat positif et de leurs contacts étroits.

Le bureau de santé offre un plus grand nombre de séances de vaccination, spécialement à Timmins.

De son côté, l’Hôpital de Timmins et du district offre davantage de cliniques de dépistage.

Les partenaires locaux exhortent le public à respecter les mesures sanitaires et à se faire vacciner.

Avec l’appui de la population, la Dre Catton se dit persuadée qu’on pourra réduire le nombre de cas de COVID-19 dans les prochaines semaines.

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