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La Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa prolongée jusqu’au 30 juin

Deux hommes font du jogging sur le pont Alexandra.

Plutôt que de suivre un parcours prédéterminé, les coureurs ont dû créer leur propre parcours pour participer à l'événement (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

La Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, qui se tient virtuellement en raison de la pandémie, est prolongée jusqu’au 30 juin. Ceux et celles qui désirent s’inscrire à l’une des distances offertes doivent le faire avant le 31 mai.

Les organisateurs ont pris cette décision en raison de l’ordre de rester à la maison du gouvernement ontarien, notamment. Le but : satisfaire les coureurs qui préfèrent s’adonner à ce loisir en groupe, précise Annie Boucher, qui s’occupe des relations médias de l’événement.

Il y a des gens qui craignent que courir [soit synonyme] de non-respect des règles sanitaires. On a donc a décidé de prolonger l'événement pour sécuriser [ceux] qui voulaient attendre, résume-t-elle en entrevue.

Annie Boucher en entrevue à Radio-Canada.

Annie Boucher, responsable des relations médias de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa

Photo : Radio-Canada

Si ce n’était pas de la pandémie de COVID-19, plus de 30 000 coureurs auraient pris d’assaut les rues d’Ottawa et de Gatineau, samedi et dimanche, à l’occasion de la Fin de semaine des courses Tamarack.

Rencontrée samedi matin devant l’hôtel de ville d’Ottawa, Annie Boucher ne pouvait s’empêcher de penser qu’en temps normal, les lieux seraient achalandés et que l’ambiance serait festive.

Ça me crève le cœur de ne pas vivre cette belle fin de semaine! Habituellement, il y a des milliers et des milliers de personnes ici et la fébrilité est vraiment dans l’air, dit-elle.

Des marathoniens passent le fil de départ, rue Elgin, à Ottawa.

Plus de 32 000 personnes avaient participé à l'événement en 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Malgré tout, Annie Boucher est satisfaite que 8000 participants aient répondu à l’appel pour la tenue de l’événement en virtuel. Selon cette formule, les adeptes de course à pied complètent leur distance dans leur quartier résidentiel.

Ça s’est très bien passé à date. Notre défi caritatif est en feu! On vient de franchir les 800 000 $, ajoute-t-elle, rappelant qu’en 2019, le même montant avait été amassé, avec 32 000 participants. L'argent recueilli cette année sera remis à une cinquantaine d'organismes caritatifs.

Un long marathon

Passionné de course à pied, le photographe Patrick Woodbury participe à la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa depuis 2015.

Cette année, il a voulu relever le Défi du voyageur, qui consiste à courir un 5 km, 10 km et un demi-marathon.

Après avoir accompli l'épreuve, il y a deux semaines, il a décidé de s'inscrire à une deuxième. La fin de semaine dernière, je voyais plein de gens mettre [sur les réseaux sociaux] leur temps de course, alors c’est venu me chercher! Je me suis dit que j’allais courir un marathon pour le plaisir.

Comme prévu, Patrick Woodbury s’est donc exécuté le lendemain, avec sa fille aînée qui le suivait en vélo pour l’encourager. À la fin de sa course, il n’a pas compris pourquoi son temps était si élevé. Le photographe du quotidien Le Droit a ensuite réalisé qu’il a couru bien plus que les 42,2 km d’un marathon.

J’avais décidé de faire quatre fois la même boucle que lors de mon 10 km, mais j’avais oublié que j'avais marché à la fin de mon 10 km. J’ai donc couru 48,98 km, a-t-il expliqué en riant.

Patrick Woodbury en entrevue à Radio-Canada.

Le photographe Patrick Woodbury, passionné de course à pied

Photo : Radio-Canada

Si les adeptes de course semblent toujours trouver chaussure à leur pied, pandémie ou pas, il reste que la formule virtuelle ne battra jamais l’effervescence et l’esprit de communauté qui règnent le jour d’une compétition en personne.

Le moment du départ, c’est incroyable. Un marathon, c’est long, mais ce qui est fou, c’est l’encouragement des gens, ça te donne de l’adrénaline au maximum. En 2022, pour le retour du présentiel, mes filles et moi serons les premiers à nous inscrire, promet-il.

Même son de cloche du côté des organisateurs, qui souhaitent ardemment que le contexte sanitaire permette l’organisation d’un événement en présentiel pour 2022, si c’est possible, lance Annie Boucher.

On a tous hâte de revoir nos participants courir avec nous, conclut-elle.

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