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Chasse à l'orignal : la majorité des communautés algonquines acceptent l'entente avec Québec

Des pancartes bloquent l'accès à l’une des entrées du territoire de chasse de la réserve faunique La Vérendrye et demandant un moratoire sur la chasse aux orignaux.

Des pancartes bloquent l'accès à l’une des entrées du territoire de chasse de la réserve faunique La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

La majorité des communautés algonquines ont accepté l'entente de principe sur la chasse à l'orignal dans la réserve faunique La Vérendrye avec le gouvernement du Québec.

L'entente de quatre ans prévoit un moratoire de deux ans sur la chasse à l'orignal et un recensement aérien du cheptel dans la réserve.

Un nouveau plan de gestion de l'orignal pourrait également voir le jour d'ici quatre ans.

Lucien Wabanonik, membre du conseil de Lac-Simon affirme que plusieurs membres se sont engagés à faire leur part pour préserver le cheptel.

Plusieurs de nos membres ont décidé par eux-mêmes de faire leur part, ça c'est clair. Ils n'iront pas nécessairement chasser comme ils le faisaient antérieurement, bien que leurs droits soient protégés par la constitution canadienne, ils auraient le droit d'y aller, dit-il.

Pour nous, on ne demande pas à nos gens de faire un arrêt complet, mais quand même de respecter. On va faire de la sensibilisation, les gens ont déjà commencé par eux même d’éviter de chasser comme avant, assure Lucien Wabanonik, qui est également négociateur pour le dossier de l'orignal.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg, Verna Polson, et deux autres cheffes discutent autour d'une table

Rencontre entre le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg, Verna Polson, la cheffe de la communauté abitibiwinni à Pikogan, Monik Kistabish et la cheffe de la communauté de Wolf Lake, Lisa Robinson. (Archives 2020)

Photo : Georges Lafontaine, agent d'information du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg

De passage vendredi à Val-d'Or, le ministre responsable des Affaires autochtones s'est dit particulièrement satisfait de l'issue du dossier.

Ian Lafrenière promet de rendre public les détails de l'entente dans les prochaines semaines.

Je suis vraiment heureux pour les chasseurs, pour les Autochtones, pour les résidents de la région. Moi, ça m'insécurisait de voir ce qui se passait à l'automne dernier.

Une citation de :Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière

Là, on a une entente sur quatre ans qu'on va présenter prochainement en conseil des ministres. On va commencer avec un moratoire, c'est une entente de quatre ans et il va y avoir un rétablissement de la chasse par la suite. Et le point le plus important, ça s'applique uniquement dans la réserve faunique de La Vérendrye. Je sais qu'il y a des propriétaires de pourvoiries et de camps de chasse qui sont vraiment nerveux, ça s'applique uniquement sur la réserve faunique La Vérendrye, explique le ministre.

On a du travail à faire pour rapprocher les chasseurs et les membres des Premières Nations, parce qu'on occupe le territoire ensemble, mais là je parle d'une paix sociale sur quatre ans et ça c'est une bonne nouvelle, ajoute-t-il.

L'automne dernier, les Algonquins avaient érigé des points de contrôle dans la réserve faunique pour y interdire la chasse à l'orignal en raison du déclin du cheptel.

Des tensions ont alors éclaté entre les Autochtones et les chasseurs allochtones, ce qui a poussé Québec et les chefs algonquins à négocier l'accord de principe qui a été soumis à l'approbation des communautés.

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