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Aklavik évacue ses résidents vulnérables en raison des risques d’inondations

La glace sur la rivière Peel.

Les résidents d'Aklavik sont habitués aux inondations printanières, mais les conditions de cette année laissent présager des risques très élevés, selon les autorités.

Photo : Maring Wade

Radio-Canada

Après des inondations sans précédent dans des communautés le long du fleuve Mackenzie aux Territoires du Nord-Ouest, c’est maintenant au tour d’Aklavik de commencer les évacuations alors que l’eau monte sur le canal Peel.

Selon un avis public du hameau d’Aklavik, la collectivité a commencé à évacuer ses aînés et ses habitants les plus vulnérables pour les transporter à Inuvik, vendredi après-midi.

Les autorités ont les yeux rivés sur le niveau des eaux depuis plusieurs jours, alors que les risques d’inondations cette fin de semaine sont considérés comme très élevés en raison d’un embâcle.

Selon le hameau, le niveau de l’eau a considérablement monté vendredi et l’état d’urgence pourrait être enclenché dès qu’il aura atteint la route du dépotoir.

Les autorités demandent aux résidents de se préparer, d’écouter la radio et d’avertir ceux qui n’ont pas accès à la radio ou aux réseaux sociaux.

Des débris et les morceaux de glace jonchent les rues entre les maisons.

Les dégâts sont importants au lendemain des inondations printanières à Fort Simpson.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Une communauté préparée

Le maire d'Aklavik, Andrew Charlie, a déclaré que le niveau d'eau était présentement à 15,2 mètres. C'est environ un mètre de moins que le niveau atteint lors des dernières grandes inondations en 2006.

Si la route du dépotoir est atteinte, le hameau ne pourra pas se rendre aux maisons de la communauté pour y offrir des services, indique le maire. C'est à ce moment-là que nous déclarerons l'état d'urgence.

Le maire assure toutefois que la communauté s’est bien préparée en mettant à l’abri les objets de valeurs et en s’assurant d’avoir un approvisionnement fiable d’eau et de nourriture.

Ce n’est pas notre premier rodéo , conclut-il. La collectivité est habituée aux inondations printanières.

Le gouvernement des T.N.-O. navigue en eaux troubles

Pendant ce temps à l’Assemblée législative, la première ministre du territoire, Caroline Cochrane, a annoncé la création d’un poste pour gérer les inondations dans les régions du Dehcho et du Beaufort-Delta.

La nouvelle survient alors que son gouvernement doit répondre aux nombreuses critiques des simples députés quant à la gestion des sinistres par le gouvernement.

Caroline Cochrane.

La première ministre des T.N.-O., Caroline Cochrane, a annoncé la création d'un poste pour gérer les inondations dans les régions de Dehcho et du Beaufort-Delta.

Photo : Radio-Canada / Walter Strong

Nous allons dépêcher quelqu’un sur le terrain qui pourra aider les gens à naviguer le système, a déclaré la première ministre. Il est horrible de perdre sa maison et de devoir en plus gérer la lourdeur de la bureaucratie, c’est inacceptable.

Le poste, qui n’est pas encore pourvu, est des moyens, explique Caroline Cochrane, qu’entend déployer le gouvernement pour faciliter la vie des sinistrés aux prises avec des lendemains difficiles en raison d'une débâcle printanière particulièrement destructrice.

Des débris sur un sol désormais vaseux.

Le fleuve a laissé une épaisse couche de glaise sur le plancher de Derek Erasmus à Fort Simpson. Au moins 30 maisons ont été touchées dans la collectivité.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Des inondations historiques

Dans la région du Dehcho, à Fort Simpson et Jean Marie River surtout, des dizaines de maisons ont été considérablement endommagées. Plusieurs résidents ne savent toujours pas quand ils pourront rentrer chez eux.

Beaucoup de sinistrés espèrent puiser dans le financement promis par le gouvernement pour l'aide en cas de catastrophe, mais la plupart ne savent pas comment ce financement pourra être utilisé.

Après une présentation sur la réponse du gouvernement, mardi, plusieurs députés ont dit se poser encore plus de questions à ce sujet.

Les équipes chargées d'évaluer l’ampleur des dégâts sont arrivées plus tôt cette semaine dans les collectivités sinistrées de Jean Marie River et de Fort Simpson, selon le gouvernement.

Les résultats des évaluations permettront au territoire d’obtenir du fédéral les fonds en vertu du programme d'aide financière en cas de catastrophe, mais une fois seulement que seront également connus les dégâts à Fort Good Hope et au Beaufort-Delta où la débâcle n’est pas encore terminée.

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