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François Asselin dévoile de nouvelles informations dans son contre-interrogatoire

Une voiture de police devant l'Hôtellerie Jardins de ville de Sherbrooke

Le procès de François Asselin termine sa quatrième semaine.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Julie Grenon

Francois Lefebvre n'a pas fait d'avances sexuelles à François Asselin avant sa mort. Lors de son contre-interrogatoire, l'accusé a admis qu'il avait inventé cette version des faits pour se protéger. Asselin est accusé des meurtres non prémédités de son père Gilles Giasson et de son collègue de travail François Lefebvre.

En contre-interrogatoire, l'avocat de la Couronne a pu établir que François Asselin avait menti sur des détails entourant le meurtre de François Lefebvre, son collègue de travail qu'il a tué dans un motel de Sherbrooke.

Dans la version qu'il a racontée aux policiers, Asselin a dit que Lefebvre l'avait frappé en premier. Il a admis aujourd’hui que c'était plutôt le contraire. L’accusé affirme avoir menti pour se protéger. C’était mon premier interrogatoire. Je ne savais pas comment me défendre, a-t-il dit.

L'accusé entretenait des soupçons sur François Lefebvre. Il croyait qu'il avait agressé sexuellement et drogué des enfants.

De nouveaux détails soulignés par la Couronne

François Asselin a révélé cette semaine de nouveaux détails qui ne faisaient pas partie de ses déclarations antérieures et des discussions qu’il a eues avec les médecins spécialistes.

Notamment, il a raconté que son père aurait hoché la tête en signe d'approbation alors qu’il disposait de sa dépouille dans la salle de bain. Il a aussi ajouté qu'il se serait rendu dans deux commerces. Il a également mentionné une motocyclette Harley-Davidson blanche qu’il aurait vue devant sa résidence le jour du meurtre et le jour où il a mis le corps de Gilles Giasson aux ordures.

Parmi des centaines de pages qu’Asselin a écrites durant sa détention et qui ont été saisies, une dizaine de lettres seulement ont été déposées en preuve par la défense jeudi.

L'avocat de la Couronne a fait valoir que dans plusieurs écrits produits par Asselin dans les mois qui ont suivi les meurtres, il a mentionné vouloir prouver qu’il est non criminellement responsable des meurtres pour cause de troubles mentaux.

Aujourd'hui, l’accusé a précisé sa pensée. Je n’ai pas fait ça comme un psychopathe, j’ai fait ça pour survivre à des menaces de mort, a-t-il déclaré.

La semaine prochaine, les jurés entendront l'avis des médecins experts, psychiatres et psychologues qui ont évalué François Asselin.

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