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L’amour à l’époque du déconfinement : un été 2021 en quête du temps perdu?

Une femme avec une robe rouge regarde un homme en souriant, tous les deux sont assis à une table.

Avec l’arrivée du beau temps et après plusieurs mois d’isolement, les sorties en quête de rencontres et d'aventures risquent de se multiplier à l'été 2021.

Photo : shutterstock / mila supinskaya g / Mila Supinskaya Glashchenko

Raluca Tomulescu

La reprise progressive des contacts entre personnes permise par l’assouplissement graduel des restrictions en Colombie-Britannique en amène certains à prédire un été 2021 sous le signe de l’amour. Avec l’arrivée du beau temps et après plusieurs mois d’isolement, déconfinement rime-t-il avec soif de rencontres et d'aventures?

Vera Zyla, co-propriétaire de la boutique érotique The Art of Loving, à Vancouver, s’attend à un été 2021 occupé.

Elle pense qu’avec le beau temps et moins d’inquiétudes par rapport à la COVID-19, plus de clients vont vouloir visiter son magasin.

Les gens seront pressés de sortir, comme des chevaux impatients de s'élancer dans une course.

Une citation de :Vera Zyla, co-propriétaire, The Art of Loving

La tendance des ventes à la hausse n’est toutefois pas nouvelle dans sa boutique. Les ventes ont augmenté de façon importante l’été dernier, se souvient-elle, et se sont maintenues depuis.

Autre indicateur possible d’un été propice aux rencontres, l'entreprise Match Group, qui détient les applications de rencontres Tinder, Match et PlentyofFish, notamment, rapporte une augmentation de plus de 20 % de son chiffre d'affaires pour le premier trimestre de 2021, par rapport à la même période l’an dernier.

Match Group dit être enthousiaste face à l’avenir alors qu’un nombre croissant de personnes se font vacciner.

Une personne utilise une application de rencontre sur son téléphone intelligent.

L'entreprise Match Group rapporte une augmentation de plus de 20 % de son chiffre d'affaires pour le premier trimestre de 2021.

Photo : iStock

Empressement surtout chez les jeunes

La sexologue Renée Lanctôt, à Vancouver, note un empressement face à la reprise des sorties et des contacts surtout chez les jeunes de 20 à 35 ans qui vivent seuls.

Elle estime qu’ils sont l’un des groupes d’âge qui ont souffert le plus de l’isolement pendant la pandémie.

Ils ont hâte de sortir, ils ont hâte d’aller dans les bars, ils ont hâte d’aller dans les festivals, de voyager. Ils ont surtout hâte d'aller faire des aventures, de rencontrer de nouvelles personnes et de vivre leur jeunesse.

Une citation de :Renée Lanctôt, sexologue

Renée Lanctôt conseille à tous d’aller se faire vacciner pour que la COVID-19 soit une chose du passé et de continuer les contacts humains le plus possible.

Quant aux applications de rencontres, elles sont assurément populaires, admet-elle, mais leur utilisation a d’abord répondu à un besoin de divertissement pendant la pandémie, selon elle.

Elle est d’avis qu’elles ne mèneront pas nécessairement à de nouvelles rencontres ou à la formation de couples.

Madeleine Pastinelli.

La sociologue Madeleine Pastinelli croit qu'il y aura une certaine euphorie port-pandémie, mais que quelques semaines suffiront pour que la nouvelle normalité s'installe.

Photo : Radio-Canada

Des attentes différentes

Madeleine Pastinelli, professeure titulaire au département de sociologie à l’Université Laval, observe qu’une certaine euphorie accompagne la possible fin prochaine de la pandémie, et elle coïncide avec le printemps.

Mais cette euphorie, dit-elle, n’est pas seulement présente pour les raisons que l'on pourrait croire. Selon elle, la pandémie a été un contexte favorable aux remises en question, que ce soit dans les sphères professionnelle ou amoureuse. Par exemple, certains couples ont éclaté ou encore des personnes qui vivaient bien leur célibat avant la pandémie n’en veulent plus.

On peut s’attendre à ce qu’il y ait des gens qui, maintenant, s’inscrivent sur des réseaux de rencontres pour se mettre en quête d’un partenaire amoureux, mais peut-être avec des attentes, des ambitions et des désirs différents d’il y a un an et demi.

Une citation de :Madeleine Pastinelli, sociologue, Université Laval

Madeleine Pastinelli souligne toutefois qu’il se peut que la période d’excitation liée au déconfinement soit de courte durée. Selon elle, ce ne sera qu’une question de semaines pour qu’on se retrouve dans une nouvelle normalité.

Ce à quoi je m’attends, c’est qu’il va y avoir un petit temps d’euphorie, mais très vite, la banalité du quotidien va reprendre ses droits, affirme-t-elle.

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