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Louis Morissette : « Je ne suis pas gêné d’être là »

En janvier dernier, la nomination de Louis Morissette au conseil d’administration d’Investissement Québec en a surpris plusieurs. Lui le premier.

Louis Morissette qui sourit.

Louis Morissette

Photo : KOTV

Diplômé de l’Université McGill en marketing et commerce international et venant d’une famille d'entrepreneurs, l’humoriste et homme d’affaires Louis Morissette « n’est pas gêné d’être là », c’est-à-dire d’occuper un siège au C. A. d’Investissement Québec. Il ne « rentre pas là Gros-Jean comme devant » en disant comment ça devrait se passer; il privilégie plutôt l'écoute.

Sa nomination a provoqué des rumeurs sur un éventuel saut en politique. Ce à quoi il répond avec un « non » ferme… pour les 8 à 10 prochaines années.

Pourquoi siéger au C. A. d’Investissement Québec?

Ce n’est pas moi qui en ai fait la demande; je n’ai même pas pensé que c’était le genre de chose qui pouvait arriver dans ma carrière. C’est arrivé du champ gauche. Jean St-Gelais était le président du C. A. d’Investissement Québec, j’ai travaillé avec lui dans le cadre de la Fondation Véro & Louis. Le gouvernement voulait quelqu’un près du monde de la culture. On m’a demandé si ça me tentait et j’ai dit oui.

Qu’est-ce que vous apportez à Investissement Québec?

Je pense que je peux apporter quelque chose dans mon champ d’expertise. Oui, j’ai une portion artiste dans ma carrière, mais il y a une portion gestionnaire, homme d’affaires et entrepreneur, surtout. Dans un conseil d’administration, c’est bien d’avoir des comptables et des avocats, mais c’est bien d’avoir un mélange. Moi, j’arrive avec un profil d’entrepreneur.

Je ne suis pas gêné d’être là. Je suis entouré de gens très compétents. Je vais tenter de m’impliquer pour le développement économique de la société québécoise. J’arrive à un point dans ma vie où j’ai envie que le Québec se développe, qu’il soit autonome, pour laisser un Québec en santé à mes enfants.

Le PDG d’Investissement Québec pourrait gagner un peu plus d’un million de dollars s’il atteint ses cibles. Vous défendez cette rémunération. Pourquoi?

La décision n’a pas été prise pendant que j’étais là. Mais je ne suis pas gêné, pas deux secondes. En tant que contribuable, je suis totalement à l’aise. C’est pas ce que tu coûtes, c'est ce que tu rapportes. Dans le cas de Guy LeBlanc [président-directeur général d'Investissement Québec], ça va rapporter. Il y en avait des moins coûteux, des moins bons qui voulaient cet emploi. C’est une grosse organisation, Investissement Québec. C’est beaucoup de monde à rallier à ta cause et à ton leadership qui vient de ta compétence aussi.

Dans votre volonté de contribuer, la politique pourrait-elle vous intéresser?

Je ne pense pas que j’ai le tempérament pour ça. Si je me lançais en politique, on aurait un trois semaines divertissantes, mais ça prendrait fin abruptement. Je suis un peu trop direct... Les lignes de parti en prendraient pour leur rhume. On n’a souvent pas le temps d’être dans les nuances, donc je trouverais ça un peu exaspérant. François Legault, Pierre Fitzgibbon ou Christian Dubé me diraient peut-être que ça s’apprend, mais pour l’instant, je me vois mal en politique. En fait, j'ai plus de plaisir ailleurs. En date d’aujourd’hui, je n’ai pas cette flamme-là.

Avez-vous déjà été approché?

Oui, par trois des quatre partis : la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti libéral et le Parti québécois. Et chaque fois, ça a été non.

C’est un « non » à vie?

Jurer pour la vie, il ne faut pas faire ça. Mais sur un horizon de 8 à 10 ans, c’est ferme.

Il y en a qui pensent que vous pourriez vous lancer avec la CAQ l’an prochain.

(Gros rire) Hilarant, hilarant! Non, non, j’ai beaucoup trop de choses à accomplir dans mon domaine avant de faire ça. Je ne suis pas rendu où je veux être en tant qu’artiste ou producteur. C'est impossible que des gens aient pensé ça. Ils n’ont pas passé 12 secondes dans ma vie...

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