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La pandémie ne finira qu'une fois 70 % de la population vaccinée, dit l'OMS

Une infirmière injecte le produit dans le bras.

Si plus de vaccins sont nécessaires, l'OMS réclame aussi plus de solidarité entre les pays.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Agence France-Presse

« Ne croyez pas que la pandémie est finie » : la pandémie ne sera terminée qu'après la vaccination d'au moins 70 % de la population mondiale, a prévenu vendredi le directeur Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant à accélérer la vaccination et à rester vigilant alors que le continent déconfine.

La pandémie sera terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70 %, a assuré Hans Kluge dans un entretien avec l'AFP à Copenhague, déplorant un déploiement de la vaccination […] encore trop lent, y compris en Europe.

Dans les 53 territoires que compte la région Europe selon les critères de l'OMS, seulement 26 % de la population a reçu une première dose de vaccin.

Dans l'Union européenne, 36,6 % ont reçu au moins une dose de vaccin, selon un comptage réalisé par l'AFP, et 16,9 % sont entièrement vaccinés.

À travers le continent, la contagiosité de plus en plus accrue des nouveaux variants est source d'inquiétude.

Nous savons par exemple que le (variant) B.1617 (identifié d'abord en Inde) est plus contagieux que le B.117 (identifié d'abord au Royaume-Uni), qui était déjà plus contagieux que la souche précédente, dit le médecin belge.

Le variant dit indien est présent dans 27 des 53 pays de la zone, où les nombres de nouveaux cas et de décès reculent pour la cinquième semaine d'affilée pour atteindre leur niveau le plus bas depuis mi-octobre.

Si les vaccins fonctionnent toutefois actuellement contre les mutations du coronavirus, l'heure doit être à la prudence.

M. Kluge s'est notamment inquiété que les gens baissent la garde et deviennent déraisonnables, et pensent que parce qu'ils ont reçu la première ou même la deuxième dose de vaccin, la pandémie est terminée.

Donner le carton rouge à la COVID-19

La pandémie a décéléré pour la quatrième semaine de suite dans le monde, particulièrement en Europe, où elle recule depuis mi-avril, selon les données officielles compilées par l'AFP.

Après bientôt un an et demi depuis la détection de premiers cas en Chine, l'été doit être l'occasion pour tous de se montrer vigilants, notamment lors des grands rassemblements prévus à l'occasion de l'Euro de football.

Il faut enfin donner le carton rouge à la COVID-19, ne lui accordons pas de temps additionnel, soyons prudents, a-t-il insisté, rappelant l'importance des gestes barrières et du port du masque.

Dans une pandémie, la rapidité est essentielle, a-t-il relevé, et c'est ce qui a fait défaut au début de l'épidémie.

Même lorsque l'OMS a déclaré une pandémie, de nombreux pays attendaient toujours, nous avons perdu un temps précieux, a estimé le médecin belge, dans son bureau donnant sur l'un des ports de la capitale danoise.

Aujourd'hui encore, le temps joue contre nous […] Nous devons accélérer (la campagne d'immunisation), nous devons augmenter le nombre de vaccins, a-t-il dit, précisant que l'OMS continuait son étude du vaccin russe Spoutnik V et d'un vaccin chinois.

Si plus de vaccins sont nécessaires, l'OMS réclame aussi plus de solidarité entre les pays au sein même de la zone Europe.

Il n'est pas acceptable que certains pays commencent à vacciner la partie la plus jeune et la plus en forme de leur population, alors que d'autres pays de notre région ne (vaccinent) toujours pas tous les travailleurs de la santé et les personnes les plus vulnérables, a-t-il fustigé.

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