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Le centre de consommation supervisée de Calgary va fermer

Le gouvernement albertain promet de transférer les services dans d’autres établissements de la ville.

Des cabines d'injection vides dans un centre supervisé.

Même si les funestes taux liés aux surdoses continuent de progresser, plus de 800 décès ont été évités en 2018, selon le centre de consommation supervisée Sheldon-Chumir, à Calgary.

Photo : The Associated Press / Rick Rycroft

Radio-Canada

Le centre de consommation supervisée du centre Sheldon-M. Chumir fermera bientôt ses portes, confirme le gouvernement albertain. Celui-ci promet toutefois que des services semblables seront bientôt offerts par deux autres organismes de Calgary.

Le centre de consommation supervisée existant a été très perturbant pour le voisinage, selon l’attaché de presse du sous-ministre responsable des dépendances et de la santé mentale, Justin Marshall.

Il sera donc remplacé en ajoutant des SCS [services de consommation supervisée] dans les établissements de deux organismes partenaires existants, dans des lieux plus appropriés.

Justin Marshall n’a pas voulu préciser de quels organismes partenaires il s'agissait ni où ils se trouvaient.

Le centre Safeworks, qui se trouve au centre Sheldon-M. Chumir est présentement le seul service de consommation supervisée de la métropole.

Les personnes aux prises avec une dépendance peuvent y aller pour consommer de la drogue dans un milieu propre et sécuritaire, sous la supervision de professionnels formés pour intervenir en cas de surdose.

D'octobre à décembre 2020, 508 personnes l’ont visité au moins une fois. Le personnel a administré de la naloxone dans des cas de surdose à 73 reprises.

Comme tous les centres de consommation supervisée de l’Alberta, Safeworks a dû prendre des mesures de distanciation physique et des précautions sanitaires en 2020, et il a reçu moins de personnes que l’année précédente.

Depuis le début de la pandémie, les surdoses mortelles ont explosé dans la province, passant de 797, en 2019, à 1316, en 2020. Il y en a eu 238 durant les deux premiers mois de 2021.

Safeworks se trouve dans le district du conseiller municipal Evan Woolley, dont le frère est mort d’une surdose.

Ce dernier dit que le sous-ministre responsable des dépendances, Jason Luan, lui a assuré que le centre ne fermerait pas avant que de multiples autres services du même genre ne soient disponibles.

Nous avons besoin de plus de centres [de consommation supervisée], mais aussi plus de lits dans les centres de traitement et c’est au gouvernement [provincial] de respecter ses engagements à ce sujet, dit-il.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a dit l’an dernier qu’il serait préférable d’avoir de multiples centres plutôt qu’un seul, contrairement à ce qu’il avait lui-même suggéré à l’origine.

De nombreux experts en santé publique estiment que les centres de consommation supervisée sont un outil essentiel pour sauver des vies. Le gouvernement Kenney a toutefois soulevé plusieurs inquiétudes à propos de leur effet sur le taux de criminalité et le désordre dans les communautés voisines.

Un comité controversé, qu’il a mis sur pied peu après son arrivée au pouvoir, a d’ailleurs recommandé d'en réduire leur nombre.

Le mois dernier, le gouvernement a annoncé la fermeture du centre de consommation supervisée de Boyle Street, à Edmonton.

Il a toutefois promis que son financement serait redistribué aux deux autres centres de consommation supervisée qui se trouvent dans le même quartier.

Le maire d’Edmonton a, pour sa part, fustigé le gouvernement Kenney pour sa gestion de la crise des opioïdes, l’accusant d’empirer la situation.

Dans son courriel à propos de la fermeture de Safeworks, Justin Marshall a défendu le dossier de son gouvernement en la matière.

Notre gouvernement est déterminé à offrir un système de soins pour la santé mentale et les dépendances accessible, de haute qualité et qui inclut un ensemble de soutiens dont des services de réduction des risques. Les Albertains et les personnes ayant des dépendances ne méritent rien de moins.

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