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Le REVIMAT s’inquiète de la vente de North American Lithium

L'usine de la mine North American Lithium.

L'usine de la mine North American Lithium

Photo : North American Lithium

Le Regroupement vigilance mine de l'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) s’inquiète de la vente de la minière North American Lithium. L’entreprise, située à La Corne, a été vendue, conditionnellement à l’approbation des tribunaux à Sayona Mining et à Piedmont Lithium.

Pour le porte-parole du REVIMAT, Marc Nantel, il s’agit d’un pari risqué.

Il rappelle que l’exploitation du site a déjà permis des déversements, selon des données obtenues par la Loi sur l’accès à l’information. Des milliers de litres ont été déversés entre 2013 et 2019, incluant du concentré de poulpe, des eaux de procédés et de dénoyage ainsi que mousses de procédé.

La constatation qu’on fait à travers le Canada est que toutes les petites compagnies, qui étaient très peu capitalisées ou qui manquaient de moyens, font payer l’environnement. Elles tournent les coins ronds et à ce moment, ce sont tous les citoyens qui payent, analyse Marc Nantel.

Il s’interroge également de l’impact financier sur le portefeuille des Québécois, mais surtout sur le fait que Québec, sans même attendre le résultat du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE), semble vouloir approuver l’autre projet de Sayona Mining dans la région, celui de La Motte.

Dans un communiqué de presse, le gouvernement estime que la transaction créerait également une synergie et une consolidation des activités minières de Sayona Québec en Abitibi-Témiscamingue, plus précisément entre son projet Authier Lithium, à La Motte, qui sera en exploitation bientôt, et celui de Lithium Amérique du Nord, à La Corne.

Une affirmation qui fait sourciller Marc Nantel. Cette citation laisse entendre clairement que le gouvernement envisage déjà d’autoriser le projet Authier Lithium à La Motte. Ce projet serait donc accepté par le gouvernement même si l’enquête du BAPE n’a pas encore eu lieu. On voit par ce message que le gouvernement Legault ne compte aucunement respecter le processus de consultation publique ni attendre que les évaluations environnementales ne soient complétées, se désole-t-il.

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