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Plus d’argent pour les restaurateurs, moins pour les applications de livraison

Une affiche placée sur un comptoir  indique aux livreurs et au consommateurs ou ramasser leur plat préparé commander sur une application.

La limite imposée par la Nouvelle-Écosse sur les frais facturés aux restaurateurs par les services de livraison est bien accueillie.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le gouvernement d’Iain Rankin impose un plafond sur les frais de livraison de repas pour aider les restaurateurs en vertu de la Loi des mesures d’urgence.

La province a annoncé mercredi une limite des frais prélevés par les entreprises de commande et de livraison telles Uber Eats, DoorDash et SkipThe Dishes.

Le plafond imposé sur les frais de livraison est de 15 % et celui sur les frais des commandes à emporter est de 10 %.

John Scott, copropriétaire du restaurant Steak and Stein, à Halifax, espère que cette mesure aidera son entreprise à remonter la pente.

Quand tu perds de l’argent en faisant livrer tes repas par des entreprises tierces, ça devient très frustrant de faire des affaires, déplore-t-il.

Avant la pandémie, seulement 5 % des commandes passaient par ces applications, mais dans la dernière année, la demande a explosé.

Aujourd’hui, les commandes par application représentent de 50 à 75 % de mon chiffre d'affaires quand notre restaurant est fermé au public, explique John Scott. Et c’est de 25 à 30 % quand on est ouvert.

John Scott, entouré de trois cuisiniers en habit de chef noir, sourit à la caméra.

John Scott, copropriétaire du restaurant Steak and Stein, à Halifax, est entouré de son équipe de cuisiniers. Le coût des services de livraison a grugé ses profits depuis le début de la pandémie.

Photo : Facebook/Steak and Stein Family Restaurant

Une aide importante pour une industrie en crise

Le plafond imposé par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse devrait faire bouger les choses, selon Luc Erjavec, vice-président en Atlantique de Restaurants Canada.

Ça va remettre des milliers de dollars dans les poches des restaurateurs à un moment où la plupart d’entre eux essuient de lourdes pertes, accumulent des dettes et tentent de survivre.

La nouvelle limite représente jusqu’à la moitié des frais jusqu'ici imposés à certains restaurateurs d’Halifax par ces entreprises tierces.

Cindy Wheatley, propriétaire de Boneheads BBQ, au centre-ville d'Halifax, nourrit elle aussi beaucoup d'espoir quant à cette mesure.

La marge de profit en ce moment est tellement mince! Quand en plus les applications de livraison réclament jusqu’à 30 % du prix d'une commande, ça fait mal. On ne fait pas d’argent sur ces commandes-là! expose-t-elle.

La façade du restaurant Boneheads BBQ, situé rue Barrington, au centre-ville d'Halifax.

La propriétaire de Boneheads BBQ dit que certaines des entreprises tierces réclament des frais allant jusqu'à 30 %. Le plafond imposé par la province est maintenant de 15 % sur les livraisons.

Photo : Facebook/Boneheads BBQ

Les entreprises de livraison se conforment

Halifax peut compter sur un service local de livraison, Hali Hub, qui réclame des frais près de trois fois moindres. Le service comprend 40 livreurs qui desservent toute la municipalité régionale.

Le gérant, Brian Macdonald, affirme qu'il réussit à faire des profits même avec des frais de 9 %. On savait que, pour que les restaurants survivent à la pandémie, il fallait offrir la livraison des repas à un prix qui convient aux restaurateurs.

Les entreprises SkipThe Dishes et DoorDash ont communiqué par courriel leur déception de ne pas avoir été consultées avant que le plafond de frais soit imposé.

De son côté, Uber Eats entend respecter les limites établies par la province.

L’entreprise souligne tout de même qu’elle a hâte, comme les restaurateurs, de voir toutes les restrictions sanitaires levées.

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