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Don Iveson accuse la province de ne pas en faire assez face aux surdoses

Le maire Don Iveson fait un discours sur la scène, devant un imposant parterre de gens d'affaires.

Le maire d’Edmonton, Don Iveson, pense que la province n'investit pas assez pour lutter contre les dépendances.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Radio-Canada

La maire d’Edmonton blâme le gouvernement de Jason Kenney pour l’accélération de la crise des opioïdes.

Selon Don Iveson, la province n’investit pas assez dans les ressources pour aider les personnes ayant des problèmes de dépendance, de santé mentale et d’itinérance.

Ces accusations sont formulées environ une semaine après que trois personnes ont été retrouvées mortes dans un parc du centre-ville après ce qui semblait être des surdoses.

La Ville a fait de son mieux pour tenter de combler les lacunes dans ce qui est, en fin de compte, un système défaillant porté par le gouvernement de l’Alberta, estime le maire. Il ajoute que l’échec de la province à investir dans les objectifs d’hébergement coûte des vies.

Mardi, l’organisme Boyle Street Community Services a demandé de l’aide après les trois surdoses. Selon l'organisme, en janvier dernier, 43 personnes ont succombé à une surdose. Un an auparavant, en janvier 2020, 23 personnes mouraient dans les mêmes circonstances.

En avril, la province a fait fermer le centre d’injection supervisée de Boyle Street. À un pâté de maisons de là, le Centre George Spady continuait à offrir un service de consommation supervisée 24 heures sur 24, alors que le centre Boyle McCauley Health continuait à fournir des services de jour.

De la place en refuge

Dans un courriel envoyé jeudi, le porte-parole du ministère de la Santé mentale et des Dépendances, Justin Marshall, affirme que la province a déjà créé 4000 places de traitement en Alberta, en plus d’avoir annoncé un financement de 25 millions de dollars pour créer des communautés de guérison.

La province fait clairement preuve de leadership pour soutenir ceux qui combattent des dépendances, peut-on lire dans le courriel de M. Marshall.

Selon Don Iveson, la Ville d’Edmonton a, à plusieurs reprises, demandé plus d’investissements pour des solutions d'hébergement plus permanentes où les personnes souffrant de dépendances peuvent recevoir des conseils et des services nécessaires à leur guérison.

Alors que la Ville travaille à construire 900 logements supervisés permanents, financés par le gouvernement fédéral, elle attend toujours de l'argent de la province.

Les gens ont été abandonnés à leur sort d'une manière inadmissible dans cette province pendant beaucoup trop longtemps, estime le maire d’Edmonton.

La multiplication des campements

Tipinawâw, le refuge temporaire du Centre des congrès d’Edmonton qui avait été ouvert en réponse à la pandémie, a fermé ses portes à la fin du mois d’avril, ce qui inquiète plusieurs personnes en ce qui a trait à l’avenir des 300 personnes qui l’utilisaient.

En réponse, l’organisme Hope Mission avait ouvert un nouveau refuge de 120 lits sur le site de Northlands.

Selon le ministère des Services sociaux et communautaires, il y a suffisamment de places en refuge pour accueillir ceux qui en ont besoin, puisque 750 lits d’urgence sont présentement financés, qui sont, en moyenne, occupés à 72 %.

Depuis la fermeture de Tipinawâw, la Ville a reçu plus de 500 plaintes concernant les campements d’itinérants. Entre le 30 avril et le 14 mai, 132 campements ont été démantelés et nettoyés.

Cent vingt personnes ont été relogées depuis janvier, selon la Ville.

Avec les informations de Natasha Riebe

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