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Un comité recommande de mettre fin à la quarantaine des voyageurs

Des policiers et des travailleurs dans un aéroport.

Des policiers et des travailleurs attendent les arrivées au centre de dépistage COVID-19 à l'aéroport Pearson de Toronto, le 3 février.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Un groupe d'experts recommande que le gouvernement n'oblige plus les voyageurs arrivant par avion au Canada à se mettre en quarantaine jusqu'à trois jours dans un hôtel.

Cette recommandation se trouve dans un nouveau rapport du Comité consultatif d'experts sur les tests et le dépistage de la COVID-19.

Selon les experts, le gouvernement devrait mettre fin à sa politique d’obligation d’hébergement des voyageurs aériens dans un hôtel, tout en continuant le dépistage des voyageurs internationaux pour des variants plus transmissibles du virus.

Le rapport indique que compte tenu de la nature mondiale des déplacements et de la mobilité des gens, des restrictions de voyage propres à chaque pays auront probablement une valeur limitée.

Les auteurs du rapport soulignent que cette difficulté est due en partie au fait que les voyageurs peuvent contourner de telles restrictions et que des variants se sont probablement déjà répandus dans d'autres pays au moment où les mesures sont prises.

Par ailleurs, les experts demandent que les mesures aux frontières terrestres et aériennes soient autant que possible cohérentes.

Comme seules les personnes qui arrivent au Canada par avion doivent se mettre en quarantaine dans un hôtel, les experts affirment que certaines personnes font un détour vers un aéroport américain et entrent dans le pays par une frontière terrestre où une telle règle n'existe pas.

En outre, le rapport indique qu'il y a des coûts administratifs élevés et des ressources considérables consacrées à la gestion de la quarantaine dans les hôtels, qui pourraient être utilisées ailleurs pour répondre à la pandémie. Le comité estime que l'exigence de trois jours ne cadre pas avec la science concernant la période d'incubation du virus.

Des recherches récentes indiquent que des soutiens spécifiques à l'aide financière, à l'hébergement temporaire, au besoin, à une communication claire, à une recherche efficace des contacts et à une surveillance régulière aideraient à accroître la conformité (par opposition à forcer la mise en quarantaine dans un lieu précis), lit-on dans le rapport.

Le Comité ne recommande pas la mise en œuvre d'exigences relatives aux tests ou à la quarantaine propres à chaque pays, sauf dans des circonstances uniques.

Le gouvernement reste prudent

Le gouvernement du Canada a indiqué qu'il accueillait favorablement le rapport et qu'il tiendrait compte des recommandations du Comité consultatif afin de déterminer comment les stratégies relatives aux tests et à la quarantaine devraient évoluer en fonction du statut vaccinal.

Selon le communiqué de la ministre de la Santé Patty Hajdu et du ministre de la Sécurité publique Bill Blair, le gouvernement poursuivra la surveillance et l'examen de toutes les données et preuves scientifiques connues pour décider des futures mesures relatives aux frontières et aux voyages, et fera preuve de prudence dans son approche.

Interrogé jeudi sur la politique de quarantaine obligatoire dans les hôtels, le premier ministre Justin Trudeau n'a pas précisé quand elle pourrait prendre fin, mais que de telles mesures resteraient en place.

Les compagnies aériennes exhortent Ottawa à agir

Les principales compagnies aériennes du Canada (Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation et WestJet) ont réagi au rapport par voie de communiqué jeudi, se disant favorables à ses recommandations.

Nous soutenons fermement ces recommandations, qui s’inscrivent dans le droit fil des mesures politiques déjà mises en œuvre par d’autres pays qui publient leurs plans pour la reprise de l’aviation et des voyages en toute sécurité.

Les compagnies aériennes estiment que le gouvernement fédéral doit immédiatement s’engager avec l’industrie et utiliser le rapport du comité comme base pour mettre en œuvre une stratégie de relance claire et solide pour le Canada.

Selon Ottawa, il y a eu une réduction de 96 % du trafic aérien et une réduction de 90 % du trafic terrestre à des fins non commerciales vers le Canada par rapport aux volumes enregistrés avant la pandémie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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