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Le monde sportif de l’Outaouais se réjouit de la reprise des activités

Des jeunes sur un terrain de soccer.

Le soccer fait partie des sports qui pourront ramener les sportifs sur le terrain le 11 juin.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

En Outaouais, les athlètes qui pratiquent des sports d’équipe pourront bientôt renouer avec de vraies situations de match, chose qui ne leur a pas été permise très souvent depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Le gérant de DekHockeyGatineau, James McDermott, est heureux de constater que les saisons pourront bel et bien prendre leur envol à la date prévue, le 4 juillet, si tout va bien. On a hâte, a-t-il lancé, après la conférence de presse de jeudi après-midi où Québec a détaillé  son plan de déconfinement sportif.

Étant donné que le hockey-balle, mieux connu sous le nom de dek hockey, est un sport qui nécessite bon nombre de brefs contacts entre les joueurs, il a fallu s’adapter à limiter les contacts pour éviter qu’une personne atteinte du coronavirus puisse le transmettre à tous ses coéquipiers et adversaires.

On essaie de garder notre distance de deux mètres le plus possible. Si la balle va dans le coin, tu laisses l’autre gars aller et on commence après. Il va y avoir des occasions où [les contacts] sont plus étroits, mais de façon générale, nos joueurs font très bien ça, a illustré celui qui précise que la taille de la surface (100 pieds par 50 pieds) et le jeu à 3 contre 3 sont deux facteurs qui facilitent ces moments de distanciation.

James McDermott, portant un chandail de DekHockeyGatineau, en entrevue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le dek hockey s'est adapté à la pandémie, dit James McDermott. Maintenant, les joueurs évitent les contacts pour diminuer les risques de propagation.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général de Soccer Outaouais, Richard Gravel, planifie lui aussi l’ouverture des saisons du ballon rond au début du mois de juillet. Il souhaite prendre le temps de bien organiser le calendrier des matchs, l’horaire des arbitres et toute la logistique.

De plus, il souhaite que les athlètes jouissent d’une remise en forme progressive afin d’éviter les blessures. Ils n’ont pas joué au soccer depuis des mois. Ils ont besoin d’une ou deux semaines pour s’entraîner le temps qu’ils se remettent en forme.

Informations importantes :

  • 11 juin : Les activités extérieures avec un maximum de 25 participants seront permises dans les zones vertes et jaunes. Les matchs sont autorisés pour les sports d’équipe et les sports avec de brefs contacts.
  • 25 juin : Il sera aussi possible d’organiser des tournois et des compétitions à l’extérieur en respectant les directives. Le tout, en accueillant 50 spectateurs par plateau sportif. Pour cela, il est impératif d’être en zone verte.
  • Au même moment, les activités intérieures pourront avoir lieu, avec un maximum de 25 participants. Les compétitions et tournois seront permis en zone verte, en accueillant un maximum de 25 spectateurs par plateau.
  • Fin juin : Les sports de combat pourront aussi reprendre en zone verte.

Des défis à l’horizon

Le propriétaire du club de boxe BG Buckingham, Marcellin Gaumont, est lui aussi un homme d’affaires et un entraîneur heureux de pouvoir accueillir ses boxeuses et ses boxeurs à nouveau.

C’est une bonne nouvelle. Enfin! Après des mois à être confinés, la reprise est bonne pour la boxe amateur et pour la boxe professionnelle, s’est tout d’abord réjoui le père et entraîneur de la vedette montante, Alexandre Gaumont.

Cependant, il n’en demeure pas moins que Marcellin Gaumont devra relever quelques défis à court et à moyen terme. Ayant eu divers contacts avec ses clients récemment, il a senti que beaucoup d’entre eux étaient craintifs de remettre les pieds dans un gymnase, voulant s’assurer qu’une séance de mise en forme ne se traduise pas en lieu d’infection à la COVID-19.

Ce qui faisait vivre mon club, ce sont les cours de groupe. Il y avait, quatre ou cinq soirs par semaine, 30 à 40 personnes. À mon dernier cours, j’ai eu sept inscriptions. Ce n’est pas gagné d’avance. Il y a beaucoup de travail à faire. On devra presque recommencer à zéro, a poursuivi celui qui s’attend à ce que les premiers mois de sa réouverture soient tranquilles.

Le boxeur Alexandre Gaumont en compagnie de son père et entraîneur, Marcellin

En plus d'être propriétaire du gymnase, Marcellin Gaumont (à gauche) est aussi l'entraîneur et le père d'Alexandre, auteur d'une fiche de 1-0 chez les pros (archives).

Photo : Radio-Canada

Quant au directeur général d'UniGym, Jean-Paul Caron, l’annonce de la ministre Isabelle Charest n’a pas changé grand-chose dans sa planification des prochains mois, puisque celle-ci était déjà bien amorcée depuis quelques semaines.

Mise à part une période de cinq semaines où l’Outaouais était en zone rouge foncé, les élèves du programme sport-études n’ont jamais arrêté de fréquenter ses installations. Lorsque la région tombera en zone orange lundi, les cours privés reprendront. Et en zone jaune, il pourra lancer sa programmation de cours de groupe.

Cet été, son organisation a choisi de focaliser sur la qualité de l’offre des camps de jours, qui affichent déjà complet. Il y a même une liste d’attente, a-t-il précisé. Par contre, l’abandon des sessions de groupe du volet récréatif, la locomotive d’UniGym, l’été dernier, représente une importante perte de revenus.

À court terme, nous allons devoir établir un plan de trois ans pour récupérer les fonds perdus. Nous avons quand même été capables de fonctionner cette année, puisque nous avions des réserves importantes qui nous ont permis de garder le bateau à flot.

Jean-Paul Caron prévoit que, si la situation sanitaire le permet, il pourra offrir à nouveau sa programmation normale lors du mois de septembre.

Avec les informations d’Ismaël Sy

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