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Marlène Boissonnault, à la conquête de son rêve de hockeyeuse professionnelle

La joueuse originaire de Dundee, au N.-B., participe au tournoi de la PWHPA à Calgary.

Joueuses de hockey debout devant un filet de hockey, une gardienne de but est couché de côté sur la patinoire.

La gardienne acadienne Marlène Boissonnault plonge pour bloquer un tir de Sarah Lefort dans un match de la tournée Secret Dream Gap de l'association des joueuses professionnelles de hockey, la PWHPA.

Photo : The Canadian Press / Heather Pollock

François Le Blanc

Quand on demande à Marlène Boissonnault quelle est son occupation, elle inscrit « étudiante ». Mais, en réalité, la gardienne de but acadienne, aimerait bien écrire, d'ici deux ans, les mots « hockeyeuse professionnelle ».

C'est à Calgary, à la poursuite de ce rêve, qu'on retrouve la hockeyeuse originaire de Dundee, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Elle est membre de l'équipe Scotiabank de Calgary lors du tournoi organisé par l'association des joueuses professionnelles de hockey, connue sous l'acronyme en anglais PWHPA.

C'est vraiment incroyable, j'aime vraiment y participer, lance Marlène Boissonnault. La seule difficulté, à ce moment-ci, c'est qu'on a plusieurs filles qui n'ont pas joué de match depuis 15 mois. C'est 457 jours depuis la dernière partie compétitive.

Et ça paraît sur la patinoire. Trois équipes participent au tournoi Secret Dream Gap Tour. L'équipe de Calgary a perdu ses deux premiers matchs contre Toronto et Montréal.

La gardienne regarde la rondelle pendant qu'une autre joueuse freine devant elle.

La Néo-Écossaise Jill Saulnier fait partie de l'équipe de Montréal. Ici, elle tente de déjouer la gardienne de Toronto, Shea Tiley.

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

C'est difficile sur l'ego, mais il faut être réaliste, explique-t-elle. On réalise qu'on a un gros désavantage. Montréal a été sur la glace 5 fois par semaine. Nous, on a été sur la glace quelquefois en novembre avec des restrictions. Et puis, on n'a pas été sur la glace avant le camp ici.

Les habiletés viennent en s'entraînant. Montréal accueille aussi un centre important pour le hockey féminin.

Cela dit, Marlène Boissonnault ne regrette aucunement son expérience. Son équipe s'est inclinée par le pointage de 6 à 1 contre Montréal. La cerbère a bloqué 38 des 44 tirs dirigés contre elle. Un bon travail pour une jeune joueuse qui affrontait des athlètes établies, comme Marie-Philip Poulin, une des meilleures au monde.

Elle tente de devancer une adversaire pour s'emparer de la rondelle.

Marie-Philip Poulin (à l'avant) a été nommée la deuxième étoile du match.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Peu importe les résultats, elle y trouve des éléments positifs.

C'est agréable de pouvoir entrer dans ce niveau professionnel là et de voir quelque chose de plus en plus établi. Je ne vois pas mon âge comme étant un facteur. Je trouve qu'une gardienne peut "maturer" vraiment vite en gagnant de l'expérience. J'essaye de leur rendre la vie difficile.

Une citation de :Marlène Boissonnault

Un cheminement naturel

Marlene Boissonnault en position de gardienne de but.

Marlène Boissonault, lors de passage à Cornell, dans la NCAA.

Photo : Radio-Canada

Âgée de 23 ans, Marlène Boissonnault veut entrer dans le programme de médecine de l'Université de Calgary tout en continuant de jouer au hockey.

C'est une des raisons pour lesquelles elle défend les couleurs de Calgary dans la PWHPA.

Après quatre années à l'Université Cornell, dans l'État de New York, où elle a joué avec le Big Red, lAcadienne a aussi été membre de l'équipe nationale des moins de 18 ans.

Marlene Boissonnault en position de gardienne de but.

Marlene Boissonnault, avec l'équipe nationale.

Photo : Radio-Canada

Il s'agit de la suite logique de sa carrière de hockeyeuse.

En venant du Nouveau-Brunswick, les places pour jouer sont Montréal, Toronto et Calgary. Ici, les avantages pour moi sont qu'on retrouve le centre de Hockey Canada. Je peux côtoyer les entraîneurs et le programme olympique. C'est bon pour mon développement.

Une citation de :Marlène Boissonnault

Le tournoi de la PWHPA est aussi l'occasion de faire la promotion du hockey professionnel chez les femmes. Il y a bien une ligue, la NWHL, mais elle est boudée par les meilleures joueuses.

Marlène Boissonnault espère que le tournoi se transforme en ligue en bonne et due forme. Car, pour l'instant, les occasions sont rares pour se développer.

Mise au jeu, rondelle sur la glace, policiers d'Edmundston et de la GRC sur un tapis rouge.

À ses débuts, en 2019-2020, la PWHPA effectuait des tournées dans les arénas du Canada, comme ici à Edmundston, au N.-B. La mise au jeu protocolaire entre Karell Émard de la PWHPA et Dean Ouellet, des Panthères du Haut-Madawaska, représentant les Étoiles du hockey senior.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Par exemple, il n'y a que trois postes de gardiennes avec l'équipe nationale. Il faut donc d'autres endroits, d'autres circuits de compétition pour s'épanouir.

Et, en plus, il est temps de faire progresser le sport féminin à un autre niveau.

On a des filles qui sont des athlètes tellement exceptionnelles, souligne la gardienne. À la fin de la journée, on met la même quantité d'heures, on met la même quantité de sueur, comme certaines aiment dire, la même quantité de temps et d'énergie dans le sport professionnel. On est des athlètes professionnelles, on est les meilleures athlètes au monde dans le sport qu'on fait.

On a quelque chose de tellement spécial qui est caché derrière une porte, tout de suite. Il faut ouvrir cette porte maintenant.

Une citation de :Marlène Boissonnault

Compliquée, la COVID-19

Logo de l'Association des joueuses de hockey professionnelles

L'association des joueuses professionnelles de hockey est connue sous l'acronyme anglais de PWHPA

Photo : Courtoisie PWHPA

Pour jouer le tournoi, un protocole strict a été établi. La COVID-19 ne lâche pas prise en Alberta, qui est toujours sous le couvert de mesures sanitaires importantes.

Les joueuses ont été mises en quarantaine à leur arrivée, avec de multiples tests. Les repas sont livrés à la porte de leur chambre.

On ne veut pas prendre le risque. Ça fait 15 mois qu'on n'a pas joué. On ferait n'importe quoi pour jouer un match. On a des restrictions extrêmes. Mais, c'est rien comparé à la joie de pouvoir jouer une partie, dit Marlène.

Elle ne sait pas encore quand elle jouera sa prochaine partie. Mais, quand ça arrivera, elle sera prête!

Peu importe contre qui je joue, que ce soit la Russie, les États-Unis ou Marie-Philip Poulin à Montréal et Nathalie Spooner à Toronto, je dois être prête à jouer le match, explique Boissonnault.

Puis, avec un clin d'oeil, elle ajoute: C'est sûr que, si tu affrontes Marie-Philip Poulin, tu t'assures que ta routine d'avant-match est parfaite! C'est la meilleure au monde.

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