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Il y a 60 ans, Peter Benenson et Seán MacBride créaient Amnistie internationale

Page couverture d'un rapport d'Amnistie internationale sur la torture.

Amnistie internationale est née en 1961.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 28 mai 1961 est née l’organisation non gouvernementale internationale de défense des droits de la personne Amnistie internationale. Des reportages nous proposent de mieux connaître ses fondateurs, Peter Benenson et Seán MacBride.

Une lettre qui a de l’impact

C’est un 28 mai, comme aujourd’hui, en 1961, que survient l’acte fondateur d’Amnistie internationale : l’envoi d’une lettre aux journaux par l’avocat anglais Peter Benenson.

Une citation de :André Martineau, 2014

Peter Benenson est né en 1921.

Déjà adolescent, il milite pour les droits de la personne, notamment en réunissant des fonds pour venir en aide à des enfants orphelins victimes de la guerre civile espagnole.

Page couverture d'un rapport d'Amnistie Internationale sur la peine de mort

À rebours, 28 mai 2014 (audio)

Photo : Radio-Canada

Le 28 mai 2014, l’animateur de l’émission radiophonique À rebours, André Martineau, propose un reportage sur ce qui a poussé Peter Benenson à fonder Amnistie internationale.

L'avocat lit un article de journal sur un événement qui s’est passé en novembre 1960.

Au Portugal, alors dirigé par la dictature du président Antonio de Oliveira Salazar, deux étudiants ont été condamnés à sept ans de prison pour avoir porté un toast à la liberté dans un restaurant.

Révolté, Peter Benenson envoie une lettre au quotidien londonien The Observer le 28 mai 1961.

Dans cette dernière, il lance un appel en faveur des oubliés que sont les « prisonniers d’opinion ».

Sa lettre défend les deux étudiants portugais, mais aussi l’Angolais Agostinho Neto, le Roumain Constantin Noica et le Tchèque Josef Beran. C’est la première fois que la notion de défense des prisonniers d’opinion est mise en avant.

L’appel, repris par les journaux du monde entier, reçoit des milliers de lettres d’appui.

C’est le premier combat d’Amnistie internationale pour dénoncer l’incarcération des dissidents politiques.

L’émission À rebours présente par ailleurs un bref extrait d’une entrevue de Peter Benenson accordée à Radio-Canada en 1966.

Il y dénonce l’incarcération de dissidents politiques dans le protectorat d’Aden, territoire de la péninsule arabique alors contrôlé par les Britanniques.

Un Irlandais aux barricades

Amnistie internationale est née avec le constat qu’il y avait dans le monde des milliers de personnes qui étaient en prison pendant des années en raison de leurs croyances soit religieuses, soit politiques et qui n’avaient commis aucun délit.

Une citation de :Seán MacBride, 1981

Les efforts de Peter Benenson ont été très rapidement appuyés par plusieurs avocats, dont Seán MacBride.

Né à Paris en 1904, Seán MacBride est le fils de parents indépendantistes irlandais exilés en France.

Revenu très jeune en Irlande, il suit les traces de son père et s’engage militairement pour l’indépendance de sa patrie, qui est alors une colonie britannique.

En 1937, il devient avocat et se spécialise dans la défense des prisonniers politiques irlandais. Progressivement, sa conception s’élargit aux droits de la personne à l'échelle planétaire.

Rencontres, 3 mars 1981

L’émission Rencontres diffuse le 3 mars 1981 une interview de l’animateur Marcel Brisebois avec Seán MacBride.

Dans cette dernière, l'avocat explique comment fonctionnent les sections (divisions nationales) d’Amnistie internationale.

L’action d’Amnistie internationale est fondée sur le respect de la légalité.

L’organisation s’oppose autant aux détentions arbitraires qu’à l’utilisation de la torture ou de la peine de mort.

Elle se préoccupe des conditions de détention et milite pour la libération des prisonniers politiques qui n’ont pas commis de crime.

Lorsqu’un prisonnier politique a commis des crimes, Amnistie internationale ne cherche pas à obtenir sa libération, mais se soucie de son traitement carcéral.

Chaque section doit adopter des prisonniers originaires des blocs capitaliste et communiste, ainsi que des pays en voie de développement pour gommer toute perception de préférence politique.

Une section n’intervient jamais dans le cas de prisonniers de son propre pays.

Cette interdiction existe pour éviter à la fois les conflits d’intérêts, le noyautage de la section et l’incarcération de ses militants.

Seán MacBride souligne que les sections britannique et irlandaise ont initialement été parmi les plus actives du réseau d’Amnistie internationale, qui compterait aujourd'hui 10 millions de membres sur toute la planète.

Peter Benenson et Seán MacBride ont été récipiendaires du prix Nobel de la paix en 1974. Amnistie internationale a reçu ce même prix en 1977 en raison de son combat pour l’abolition de la torture.

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