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À la découverte des planteurs d'arbres dans le nord de la Saskatchewan

Nicole avec une pelle en main.

Nicole Lavergne-Smith, prête à planter ses premiers arbres.

Photo : Radio-Canada / Gordon Olson

La plantation d'arbres est un rite de passage pour de nombreux jeunes Canadiens, notamment en Saskatchewan. Dans le cadre de son Défi 40, la Fureteuse fransaskoise, Nicole Lavergne-Smith, a eu l'occasion de devenir une reboiseuse le temps d’une journée!


Je me suis toujours posé des questions sur les personnes qui se consacrent à la plantation d'arbres.

Malgré le travail et les conditions difficiles, certains participent à l’expérience année après année. D'autres, quant à eux, abandonnent et ne reviennent jamais.

Mon frère et d'autres personnes de mon entourage l'ont déjà fait, mais je ne l'avais jamais essayé moi-même.

Je me suis donc dit : pourquoi ne pas l’inclure dans mon Défi 40!

L'homme qui plantait des arbres

Tout d'abord, je contacte l’un des propriétaires de Smokey Lake Treeplanting, Gordon Olson. Il accepte de me prendre comme membre de son équipe pour une journée dans la forêt boréale près de Big River, au nord-ouest de Prince Albert.

Gordon Olson, l'un des propriétaire de Smokey Lake Treeplanting.

Gordon Olson, l'un des propriétaires de l'entreprise de reboisement Smokey Lake Treeplanting.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Son entreprise existe depuis 1978. C'est à ce moment qu'il a eu son premier contrat dans la région de Big River.

Rapidement, lui et son frère ont embauché des amis pour leur venir en aide.

À l'époque, ils ont dû confectionner eux-mêmes leur équipement, leurs sacs et leurs pelles.

Pour Gordon, le métier de reboiseur demeure difficile, mais également gratifiant.

J'aime le fait que nous plantions une forêt, dit-il. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui se passe [dans le monde], mais je vois qu'il y a une place pour la foresterie en Saskatchewan. J'aime en faire partie.

Un bon planteur d'arbres, c’est une personne consciencieuse. Vous ne pouvez pas aller là-bas et planter un tas de mauvais arbres. Je veux pouvoir y retourner dans 30 ans et y voir une forêt.

Pour Gordon Olson, le secret réside dans l'équilibre entre le travail de qualité et la motivation d'y mettre l'effort nécessaire.

Les planteurs doivent endurer le froid, la chaleur, les insectes et la fatigue physique. Une fois sur le terrain, ils doivent travailler seuls et se motiver eux-mêmes.

Débutante, mais motivée

Je suis équipée avec un harnais, des sacs, une pelle, un casque, des lunettes de sécurité et des outils pour tracer le nombre d'arbres plantés dans une section.

Zachary Fisher sur le terrain avec une pelle en main.

Zachary Fischer apprécie particulièrement le travail de reboiseur en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Le chef de l’équipe, Zachary Fisher, a plus de 10 ans d’expérience.

Il me montre ce dont j’ai besoin de savoir pour commencer.

J’apprends comment bien placer mes épinettes dans les sacs, comment creuser et placer l’arbre dans la terre et comment effectuer le smokey lake stomp, le coup de pied permettant de bien refermer le trou.

La Saskatchewan est le meilleur "planting" au Canada. C’est plat, c’est simple et ça permet d'amasser beaucoup d’argent.

Une citation de :Zachary Fisher, chef d'une équipe de reboiseurs

Comme la plupart des débutants, je suis lente.

Je prends trop de temps à m’assurer que l’arbre est bien placé ou à choisir la prochaine plante que je vais planter.

J'avoue être aussi un peu perdue quant à l'endroit où je devrais planter mes arbres. Mes coéquipiers ont un système que je n'ai pas eu le temps de bien comprendre en une seule journée de travail.

Zachary Fisher m’explique que c'est normal : les débutants ont tendance à planter moins d’arbres.

Si ces derniers ne démissionnent pas au bout de la première année, ils deviennent alors des vétérans et font davantage d’argent.

Les highballers, comme on les appelle, plantent parfois plus de 3000 arbres par jour et peuvent faire plus de 500 dollars par jour.

Pour ma part, j’estime que j’ai réussi à planter environ 400 arbres... Encore loin d’être un highballer, mais c’est un début!

Une culture et une communauté

Même s'ils trouvent cela difficile, mes quatre coéquipiers restent motivés. Tous aiment la culture de la plantation d'arbres.

Maria Jennett en est à sa deuxième année.

Elle s'était donné comme objectif de planter 3000 arbres en une seule journée avant la fin de l'année. Un but qu'elle est parvenue à atteindre quelques jours avant mon passage.

Les quatre planteurs à coté de leur camion.

Certains des membres de l'équipe poursuivront leur travail dans la région du village de Hudson Bay.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Maria Jennett a grandi dans cette culture. Elle aime les liens qu’elle développe avec ses coéquipiers.

Traverser des épreuves difficiles avec ces personnes à mes côtés permet de créer un lien vraiment spécial, explique-t-elle.

J’ai accompagné l’équipe lors de leur dernière journée dans la région de Big River. Certains d’entre eux se dirigeront maintenant vers le village de Hudson Bay, près de la frontière manitobaine, pour continuer à planter.

Et si je n’avais pas d’autres responsabilités... je crois bien que je serais tentée de les suivre.

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