•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le nombre de chantiers explose à Magog

Un travailleur debout sur la structure d'une maison en construction.

Un travailleur de la construction sur un chantier résidentiel.

Photo : CBC

Radio-Canada

La Ville de Magog connaît un boom exceptionnel de mise en chantier. La situation est telle que le service des permis et inspection peine à répondre à la demande.

Je suis à la mairie depuis 12 ans et c’est du jamais vu en 12 ans , lance d’emblée la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. Selon cette dernière, de nombreux citoyens ont choisi Magog pour y construire leur nouvelle résidence dans la dernière année. Leurs motivations sont multiples, mais la pandémie est certainement un facteur déterminant, selon elle.

On a beaucoup de nouveaux arrivants. On a aussi des gens qui avaient des résidences secondaires et qui ont décidé de s’établir de façon permanente, poursuit la mairesse. Tant qu’à être en télétravail, autant l’être dans un environnement extraordinaire, lance-t-elle.

Entre janvier et avril 2021, il y a eu 415 demandes de permis, toutes catégories confondues, soit le double de demandes comparativement à la même période l’année dernière, selon la Ville. Mikael Bergamin, propriétaire de l’entreprise PLM Construction, est aux premières loges pour constater l’appétit des citoyens pour Magog.

Il y a vraiment un gros boom cette année. On est [rendus] à refuser des jobs depuis quelques mois. [...] On fait même [des réservations] pour l’année prochaine et les années qui s’en viennent. Je ne vois pas de tendance à la baisse.

Une citation de :Mikael Bergamin, propriétaire de l’entreprise PLM Construction

Une année 2021 exceptionnelle

Ce boom de constructions touche l’ensemble du secteur de la région métropolitaine de recensement de Sherbrooke, incluant Magog. L'année 2021 s'annonce encore plus exceptionnelle que l'année 2020, à en croire Sylvain Mathieu, directeur de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec. On roulait [entre] 1300 et 1400 permis [par année] pendant les 30 dernières années. Cette année, on devrait dépasser les 2000. C’est du jamais vu. C’est vraiment énorme, constate-t-il.

À la Ville de Magog, le Service des permis et inspections est surchargé et dit ne pas être en mesure de respecter les délais habituels. Il faut s’armer de patience. Et pourtant, c’est la première fois qu’on a une équipe complète. Nos inspecteurs qui sont de garde ont quasiment des rendez-vous aux 15 minutes, note Vicki-May Hamm.

Par le passé, les délais pour un permis étaient de deux à quatre semaines. Là, on voit qu’on est entre quatre et six semaines. Il y a un problème, se désole pour sa part Sylvain Mathieu.

Cet appétit des citadins pour l'Estrie cause toutefois certains défis, notamment concernant l'accès à la propriété, craint la mairesse de Magog. Ça va faire grimper la valeur des propriétés. Il y a une surenchère en ce moment. Je suis préoccupée pour les jeunes familles au niveau de l’accès à la propriété. Et je trouve que les municipalités, on a très peu de moyens pour [faire face] à cette problématique, conclut Mme Hamm.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !