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Déconfinement : est-ce normal d’être anxieux?

Une femme portant un masque en train de regarder par la fenêtre.

Plusieurs Canadiens se disent anxieux par rapport au déconfinement. (Archives)

Photo : getty images/istockphoto / LucaLorenzelli

Une majorité de Canadiens se dit anxieuse à l’idée d’un retour à la vie d'avant la pandémie, d’après un sondage réalisé par la firme Léger. Des psychologues expliquent le phénomène et offrent leurs conseils.

Beaucoup de gens à qui je parle sont anxieux. Nous avons été habitués à un style de vie, particulièrement dans les zones à risque. Maintenant, comment change-t-on de cap?

La psychologue et directrice clinique du Framework Therapy and Assessment Centre, à Toronto, la Dre Pamela Wilansky, révèle que certains de ses patients sont anxieux à l’aube de la levée de certaines restrictions reliées à la COVID-19.

Nous nous sommes habitués à une façon de faire les choses et maintenant on nous dit de faire quelque chose de différent. On doit réinitialiser notre cerveau pour dire à nouveau : "Oh, maintenant c’est bon!"

D’après les résultats d’un sondage réalisé par la firme Léger en collaboration avec La Presse canadienne, 52 % des Canadiens se disent anxieux à l’idée d’un retour à la vie d'avant la pandémie. Le sondage révèle aussi que près de 27 % des répondants croient que la levée des mesures d’assouplissement va trop vite.

La Dre Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychologue clinicienne et professeure associée à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), explique que la pandémie a déstabilisé la vie de ses patients, qui sont en quête de réponses. L'incertitude, c'est très difficile à vivre. Ça vient alimenter notre anxiété.

Selon elle, la pandémie force l’humain à constamment être en adaptation. On s'adapte à de nouvelles réalités, qui, elles, changent tout le temps.

De son côté, la Dre Katy Kamkar, psychologue clinicienne au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, explique que la pandémie entraîne énormément d’incertitudes et de changements, notamment dans la vie scolaire et professionnelle des gens. Évidemment, ça va amener de l’anxiété, c’est tout à fait normal.

Calmer son anxiété

Pour calmer l’anxiété, la Dre Kamkar croit qu’il est important d’envisager les réouvertures une journée à la fois, une semaine à la fois. Elle estime qu’il est essentiel d’avoir de la compassion pour soi-même et de normaliser l’anxiété qui peut être ressentie.

Les Dres Wilansky et Beaulieu-Pelletier soulignent quant à elles l’importance de recommencer ses activités de manière graduelle. La Dre Wilansky conseille aux Canadiens de reprendre dans un premier temps les activités qui sont moins anxiogènes pour eux. Pour s’adapter, une stratégie peut être de se forcer à faire des choses qui peuvent causer de l’anxiété, mais en le faisant une étape à la fois, tranquillement.

Si quelqu’un ne se sent pas prêt pour aller dans une fête avec 10 ou 15 personnes, c’est correct.

Une citation de :La Dre Geneviève Beaulieu-Pelletier

Avec le déconfinement qui s’en vient, la psychologue souhaite que chaque personne puisse y aller à son rythme, et ce, sans se faire juger par le reste de la société.

Méthodologie du sondage

Le sondage web a été réalisé entre le 21 et le 23 mai 2021 auprès de 1624 Canadiens, sélectionnés à partir du panel LEO, un échantillon canadien représentatif des citoyens canadiens ayant accès à Internet, créé par Léger.

Une marge d’erreur ne peut pas être associée à un échantillon non probabiliste dans le cadre d’une enquête par panel. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de ± 2,43 %, et ce, 19 fois sur 20.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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