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Racisme dans la fonction publique : « Encore beaucoup de travail à faire », dit Trudeau

Gros plan de Justin Trudeau.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Interrogé en Chambre par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) sur le racisme dénoncé par plusieurs fonctionnaires au sein du gouvernement fédéral, le premier ministre Justin Trudeau a admis qu’il y a « encore beaucoup de travail à faire ».

Plusieurs fonctionnaires fédéraux ont décidé de prendre la parole pour dénoncer le racisme qu’ils disent avoir subi dans leur milieu de travail. Dans un article de Radio-Canada, ils partagent les microagressions, le harcèlement et la violence verbale dont ils disent avoir été victimes.

La situation a rebondi à la Chambre des communes mercredi quand le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a interpellé le premier ministre sur cette question, demandant à Justin Trudeau ce que le gouvernement compte faire pour combattre le racisme systémique dans la fonction publique.

Le premier ministre a rappelé que son gouvernement a reconnu dès le début le racisme systémique dans ce pays.

« Nous allons être là pour travailler main dans la main avec nos professionnels de la fonction publique pour inclure tout le monde. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Nous avons travaillé main dans la main avec la communauté noire, diversifiée et marginalisée. Nous avons aussi travaillé à l’intérieur de la fonction publique pour assurer de meilleures pratiques d’embauche et de rétention de Canadiens racisés. Nous allons toujours être là pour promouvoir la diversité [y compris] à l’intérieur de la fonction publique, mais nous reconnaissons qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, a ajouté M. Trudeau.

De l’argent en échange du silence

Les fonctionnaires fédéraux qui ont accepté de témoigner indiquent avoir essayé de réclamer des changements, mais s’être heurtés à plusieurs obstacles, tant au niveau du gouvernement, que de leur syndicat et des organismes responsables de traiter leurs plaintes.

Radio-Canada a appris que le gouvernement verse même, parfois, des milliers de dollars à des plaignants en échange de leur silence.

« Le racisme n’a pas de prix, ça doit être éliminé. »

— Une citation de  Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique

La révélation a également fait bondir le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Ma première considération, c’est de la compassion pour les gens qui ont subi de la discrimination ou du racisme à l’intérieur des institutions, qu’elles soient fédérales ou ailleurs. [...] Ma deuxième considération, c’est de l’argent des contribuables qui sert à mettre le couvercle sur le chaudron. C’est éminemment discutable, a-t-il réagi en point de presse, mercredi matin.

Le chef du Bloc québécois a jugé la situation aussi fâcheuse qu’ironique.

Que le gouvernement fédéral soit pris avec ce qu’eux appelleraient du racisme systémique à l’intérieur de leurs propres institutions, alors que les plus hautes autorités du gouvernement fédéral font leur pain, puis leur beurre, d’affirmer ou de sous-entendre que l’État québécois est raciste, c’est un peu singulier, a-t-il commenté. Mais je pense qu’il faut avoir la maturité de mettre ça au second plan et de, d’abord, nous assurer que le gouvernement fédéral va dûment et dignement protéger les gens de toutes les origines à l’intérieur des rangs de ses employés.

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