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Quel avenir pour les centres commerciaux de la région?

L'extérieur des Galeries de La Baie.

Le centre commercial des Galeries de La Baie

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Radio-Canada

Durement touchés par la pandémie, les centres commerciaux de la région proposent de diversifier leur offre commerciale pour occuper les locaux vacants dans leurs murs. Ils demandent plus de souplesse aux villes en matière d’urbanisme.

L’entreprise qui possède les Galeries de La Baie, Immostar, a récemment dû reculer pour un projet qui visait à installer une entreprise du domaine de la santé dans le centre commercial parce que la Ville de Saguenay a refusé de procéder à un changement de zonage.

On essaie d'aller de façon collaborative avec la Ville pour savoir pourquoi. On a des exemples d'autres centres, un peu partout au Québec, qui ont accès aux zonage des services professionnels, comme les Galeries Montagnaises à Sept-Îles. On est vraiment rendus à voir avec la Ville pourquoi on ne peut pas y arriver , signale le directeur général de l’établissement, Frédérick Dubé, qui doit jongler avec 7 espaces libres sur une possibilité de 21.

Le conseil d'arrondissement de La Baie a approuvé mardi des nouveaux usages pour les Galeries de La Baie. Si le conseil municipal donne son aval, l'implantation de services de divertissement, de centres d'appels ou d'associations professionnelles pourrait bientôt y être possible.

Des locaux vacants dans un centre commercial.

Plusieurs locaux vacants sont disponibles dans les centres commerciaux de la région.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Le conseiller municipal de Saguenay Marc Bouchard croit qu’il faut trouver un juste équilibre pour éviter que les centres-villes se vident.

C'est la réflexion qu'il faut faire. Il ne faut pas déshabiller nos centres-villes complètement. Le commerce s'est retiré passablement des centres-villes pour aller vers les artères commerciales, donc, si on fait ça, on donne quel signal à nos centres-villes?, réfléchit-il à voix haute.

Se réinventer, une nécessité

Une étude de la firme Deloitte parue en juillet 2020 montrait que l’achalandage dans les dix principaux centres commerciaux du pays avait chuté de 22 %, et ce, avant le début de la pandémie. Le commerce en ligne est également de plus en plus populaire. La pandémie a accentué le phénomène, comme le démontrent les données de l’étude NetTendance dans lesquelles on apprend que 80 % des Québécois ont effectué au moins un achat en ligne en 2020.

Pour Alexandra Genest, qui oeuvre auprès du cabinet, l’avenue préconisée par les Galeries de La Baie est tout à fait légitime dans le contexte actuel.

Du côté des propriétaires des centres commerciaux, ils savent qu'ils doivent se renouveler, innover, qu'ils doivent aller chercher leurs consommateurs et c'est une des façons [...] Je crois sincèrement que les propriétaires de centres commerciaux doivent continuer à se battre en ce sens-là, avance celle qui est associée et leader du secteur de la consommation pour le Québec chez Deloitte.

La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol, partage également cet avis.

Les centres d'achats se vident. Mais il y a également les villes qui doivent se poser des questions sur l'urbanisme. Il y a certains types de commerces qui sont destinés aux centres-villes qui ne sont pas permis dans nos centres commerciaux. Mais maintenant, il faut quand même faire une réflexion. Quels types de commerces on veut voir s'installer dans les centres commerciaux pour permettre à ceux-ci de survivre.

Du côté de Place du Royaume, la compagnie qui gère le centre commercial de Chicoutimi, Primaris, avoue que la dernière année a été difficile, mais constate un regain d'intérêt de la part de nouveaux détaillants qui cherchent à pénétrer le marché.

D'après les informations de Claude Bouchard

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